Alliance Libre Européenne

Plus que jamais nécessaire !

L’objectif politique est simple : faire en sorte qu’Emmanuel Macron, qui se rêve un destin européen, ressente qu’il est observé par l’Europe sur le dossier corse. Sans l’ALE, aucun espoir de parvenir à un tel objectif !

L’Assemblée Générale de l’ALE a eu lieu en Bavière, à Landshut, ville splendide de 71 000 habitants, qui fut la première capitale de la Bavière avant d’être supplantée par Munich. Mais la ville est chargée d’histoire, son patrimoine est exceptionnel, et la douceur d’y vivre transparaît dans l’animation des magnifiques rues piétonnes de son centre ville comme dans l’ambiance bon enfant de ses kermesses à la bière où la jeunesse afflue en nombre, une majorité d’entre eux arborant fièrement, filles et garçons, le costume traditionnel bavarois.

 

Notre parti hôte, le Bayernpartei, dirigé par Florian Weber, espère retrouver une place au Landstag de Bavière en franchissant la barre des 5 % lors des élections de l’automne 2018. Le Land de Bavière, officiellement appelé « État Libre de Bavière », est le plus nombreux et le plus puissant d’Allemagne. La campagne bat son plein, et la tenue de l’AG de l’ALE a été l’occasion de renforcer leur position.

L’actualité corse a aussi été présente en Bavière. C’est durant les travaux de l’AG qu’est tombée la nouvelle de la proposition gouvernementale quant à l’inscription de la Corse dans la Constitution.

Une motion d’urgence a été alors présentée par le PNC et votée à l’unanimité lire ici.

Dès le mardi 17 avril, cette motion trouvera sa traduction au sein du Parlement européen qui tiendra une nouvelle session à Strasbourg. En effet, à chaque session, un des 28 chefs d’État vient présenter sa politique, et débattre avec le Parlement, en répondant aux questions posées par chaque groupe parlementaire, puis par plusieurs députés.

 

Prochain invité mardi 17 avril :

Emmanuel Macron. L’ALE demandera au Président belge du groupe Verts-ALE, Philippe Lamberts

, d’aborder la question de la Corse et du refus de lui accorder une véritable autonomie, tandis qu’Anna Miranda, la députée galicienne, cherchera à être retenue pour revenir, selon la procédure des «questions au vol », catch-the-eye en anglais, sur la question de l’autonomie de la Corse et de la situation des langues minoritaires.

Lors du débat, Inseme pè a Corsica est intervenue pour demander que l’intervention, si elle peut avoir lieu, insiste sur le processus de paix que l’attitude du Président français est en train de fragiliser. Proposition retenue. Le débat pourra être suivi en direct via internet sur le site du Parlement européen. L’objectif politique est simple : faire en sorte qu’Emmanuel Macron, qui se rêve un destin européen, ressente qu’il est observé par l’Europe sur le dossier corse.

Sans l’ALE, aucun espoir de parvenir à un tel objectif !

Autre thème d’actualité central pour l’ALE : la Catalogne. Tenir l’AG en Allemagne au moment même où la justice allemande a donné un camouflet retentissant à la justice espagnole en remettant Carles Puigdemont en liberté, était bienvenu. Une solidarité totale s’est exprimée autour de nos amis catalans, particulièrement ceux qui aujourd’hui sont emprisonnés alors qu’il n’ont commis aucun délit et qu’ils ont toujours prôné, et pratiqué, la démocratie.

Le discours de Jordi Solé, député européen, et l’hommage à Oriol Junqueras, depuis six mois emprisonné, ont été des moments très forts de cette assemblée générale.

Autre moment fort : l’intervention du parti kurde HDP, qui a présenté la lutte menée en Turquie et Syrie pour la liberté du peuple kurde. Face au terrorisme d’État de Erdoggan, comme face au terrorisme de Daech, les Kurdes payent le prix fort.

Pour l’ALE, les temps à venir seront difficiles.

Mais elle s’est préparée du mieux possible pour les affronter.

 

François Alfonsi.

1 Trackback / Pingback

  1. Stampa Corsa, informations corses – Plus que jamais nécessaire !

Les commentaires sont fermés.