Settimanale naziunalistu corsu dapoi 1966

N°2702

da u 27 di maghju à u 2 di ghjugnu 2021

Sàbatu u 29 di maghju in tutta a Francia

Mubilisazione generale !

IMG_9618

le 31/05/2021

U Cullettivu Da ch’elle càmpinu e nostre lingue, adunisce in Corsica l’associu Parlemu Corsu, l’Associu di l’Insignanti di Lingua è Cultura Corsa (AILCC), l’Associu di i Parenti Corsi (APC), u STC Educazioni, l’associu Scola Corsa per l’insignamentu immersivu, aderente di u retale Eskolim, è chjama à tutti l’urganìsimi, assuciativi, sindicali, pulìtichi, eletti, militenti è simpatizenti, ch’anu à core di difende è prumove a nostra lingua, à una mubilisazione a più larga pussìbule per di innò à l’agressione ch’ellu ci face una volta di più u guvernu Macron/Castex.
Ci tocca à fassi sente è à dà ribombu à ciò chì si passerà dapertuttu in Francia, da a Brittagna à u Paese Bascu, da l’Alsazia à a Catalogna, passendu per l’Occitanìa è e regioni fiamenghe.
« SOS enseignement ! Pour que vivent nos langues, le 29 mai 2021 mobilisons-nous ! » : eccu a chjama di u Cullettivu dapertuttu in Francia. In Corsica dinù stu sàbatu 29 di maghju affaccàtevi numarosi à 10 ore è mezu di fronte à l’Ispezzione Acadèmica in Bastia.

 

L’ignoble « coup monté » du gouvernement Macron, sous la responsabilité de son ministre de l’Education Nationale Jean Michel Blanquer, était si évident que le Collectif Pour que Vivent Nos Langues avait anticipé et prévoyait une journée d’action ce 29 mai.

Avec la décision rendu ce vendredi 21 mai du Conseil Constitutionnel sur la loi Molac, cette mobilisation doit prendre une large ampleur pour marquer le mécontentement des centaines de milliers de locuteurs des langues régionales en France.

Saisi à la dernière minute, et de façon illégale (plusieurs signatures litigieuses) par 61 députés (limite admissible), et uniquement sur l’aspect « forfait scolaire » pour les communes ne disposant pas d’écoles associatives d’enseignement immersif, le Conseil Constitutionnel en a profité (mais n’était-ce pas là le piège fomenté ?) pour s’autosaisir sur l’ensemble de la loi et remettre en cause deux aspects fondamentaux de celle-ci.

 

La loi Paul Molac en effet (député breton du groupe Libertés et Territoires), adoptée le 8 avril dernier, à une très large majorité du Parlement National, par 247 voix pour (dont une centaine de députés LREM de la majorité gouvernementale) et seulement 76 voix contre, a été déposée afin de faire reconnaître la valeur patrimoniale des langues des différents territoires à forte identité en France. Parmi les dispositions, figure notamment la demande d’expansion dans l’enseignement public de l’enseignement immersif (pour l’heure à l’état seulement d’expérimentation au niveau public), heureusement implanté en France depuis 50 ans au niveau associatif avec d’excellents résultats, puisque les enfants issus de cette scolarité, obtiennent parmi les meilleurs résultats au Baccalauréat et au Brevet (notamment en Bretagne et au Pays Basque). Il est prouvé scientifiquement que cet enseignement forme des enfants plus habiles à apprendre toutes les langues, notamment le français, mais aussi d’autres disciplines comme les mathématiques du fait de l’éveil de certaines facultés cognitives.

En Bretagne (école Diwan), en Pays Basque (ikastolas/Seaska), en Catalogne (Bressola), en Occitanie (Calandretas), en Alsace (ABCM), mais aussi en Corse où une filière s’ouvre à la rentrée de septembre 2021 à Bastia et à Biguglia (Scola Corsa), cet enseignement est capital pour fournir les locuteurs que l’enseignement public ne fournit pas à suffisance.

 

C’est donc bien une attaque en règle à laquelle on assiste aujourd’hui. C’est bien à la mort que l’on condamne ces langues ! Depuis près de deux ans, ce gouvernement et son ministre ne cessent d’infliger des coups de boutoirs à l’enseignement de ces langues, dans le public, comme dans le privé ou dans l’enseignement associatif.

Déclarer anti-constitutionnel, l’enseignement immersif conduit à remettre en cause les conventions avec l’Éducation Nationale qui prennent en charge les salaires des enseignants.

Ces écoles étant gratuites, leur existence est clairement menacée si ces conventions sont dénoncées. Des centaines d’emplois d’enseignants seront caducs. Des centaines de milliers d’enfants et leurs parents sont concernés.

De plus, faire référence dans l’écriture des noms propres à l’article 2 de la constitution revient non seulement à remettre en cause le ñ tildé en breton par exemple, mais aussi tous les prénoms portés par des centaines de milliers d’Alsaciens, de Bretons, de Corses, de Catalans, d’Occitans, de Flamands, qui ne sont pas écrits en langue française… Exit les Lisandru, Anghjula Maria, Chjara, Ghjuvan’Santu, Ghjuvan’Petru, ecc.

Ce 29 mai, la mobilisation doit être la plus large possible pour dénoncer ce gouvernement scélérat.

Chjamate i vostri parenti, amichi, vicini. Sìamu numarosi sàbatu in Bastia ! •

aue-rect
pietra-rect
mattei-rect
pm-rect

Sustenite

A voce di l'autunumia dipoi sissant'anni

Abbunatevi

Arritti ùn pò campà senza voi !

soleco
ottavi
lmaiacciu
fratelliangeli
casart

Annonces
légales

Publicate i vostri annunzi ind'è Arritti : susteniteci !

Lingua

L'EXISTENCE DE SCOLA CORSA EST MENACÉE

le 25/04/2026

L’existence de Scola corsa est menacée à court terme. Avec elle, qu’on ne s’y trompe pas, c’est la langue corse…

U mo parè

le 09/04/2026

Le 4 avril, Jean-Michel Blanquer a publié sur le réseau social X un message dont la virulence aurait dû faire…

David Grosclaude

le 09/04/2026

Militant occitan, élu du POC, journaliste de la Setmana, David Grosclaude est un ambassadeur de la cause occitane et des…

Da leghje dinù

Tchernobyl

Tchernobyl

le 24/04/2026

Ciernobil : Chì ne serà di a Corsica ? avia scrittu Arritti l’8 di maghju di u 1986. Èramu una…

Tchernobyl

le 23/04/2026

Umagiu

le 18/10/2025

Max

ARRITTI lance un appel

le 08/08/2025

Aleria Arritti

Recevez
notre Newsletter

Ricevite l’attualità è i cartulari di a nostra redazzione, per e-mail, una volta à a settimana.

Ricerca