Ce dimanche, Corti a été le théâtre d’un moment politique essentiel : le second congrès de Femu a Corsica. Sous la bannière Cuscenza è Maestria, une ligne a été réaffirmée, un cap fixé. François Martinetti a été reconduit au poste de secrétaire national, et la dynamique militante s’est structurée davantage avec la désignation de Femu Ghjuventù, la section jeune du parti.
Trois mots pour un engagement. Trois piliers pour un combat : Terra, Lingua, Populu. Ces mots, loin d’être des slogans creux, portent un projet, une vision et une exigence de clarté pour la jeunesse corse.
Terra, parce que l’avenir d’un peuple se joue d’abord sur son sol. Il faut parler des enjeux agricoles avec franchise, sans idéalisation ni renoncements. Il faut aborder sans détour la question du logement, des mécanismes qui, aujourd’hui, empêchent les jeunes Corses de vivre dignement sur leur propre terre. Il faut poser le débat sur l’aménagement du territoire et l’environnement avec une approche lucide, dépassant les postures et les slogans. L’avenir ne se construira pas en fermant les yeux sur ces défis : il faut les affronter avec rigueur et responsabilité.
Lingua, parce que la langue est le socle de notre identité et le moteur de notre émancipation. Ce n’est pas un supplément d’âme, ce n’est pas un simple patrimoine à conserver : c’est une nécessité vitale. Sans transmission, sans un enseignement efficace et structurant, sans un usage quotidien et assumé, la langue corse risque de se réduire à un symbole nostalgique. Or, une langue doit être vivante pour être un vecteur d’avenir. Elle est notre lien à notre histoire, notre clé pour demain.
Populu, parce que nous devons affronter avec lucidité les grandes mutations démographiques et sociales qui redessinent notre île. L’immigration, sous toutes ses formes, l’exil forcé des jeunes Corses, l’explosion des inégalités : ce sont là des sujets qu’il faut traiter avec sérieux et responsabilité, loin des caricatures et des raccourcis. Il s’agit de garantir aux nouvelles générations un avenir en Corse, un avenir où elles pourront travailler, se loger et bâtir leur vie sans être condamnées à l’exil.
Une jeunesse prête au combat
La jeunesse de Femu Ghjuventù ne sera pas un simple appendice du parti. Elle a une mission : parler à la jeunesse corse, l’écouter et lui proposer une voie.
La jeunesse de Femu Ghjuventù est prête au combat, prête à aller voir la jeunesse de ce pays, pour parler d’avenir, et parler avec responsabilité et conscience du travail qui a été mené, et de celui qui reste à accomplir. La jeunesse de Femu Ghjuventù est prête à parler du bilan de la majorité, avec conscience et responsabilité, et d’assumer la ligne portée par Gilles Simeoni et la majorité territoriale. La jeunesse de Femu Ghjuventù est prête à discuter, à convaincre, que dans ce monde politique en perdition, le nationalisme porté par le président Simeoni, porté dans le droit fil du mouvement national, est la bonne voie à suivre.
Dans un monde politique où les repères s’effacent, où les postures médiatiques prennent souvent le pas sur le fond, il est crucial de réaffirmer une ligne cohérente.
Il faudra convaincre. Il faudra débattre. Il faudra démontrer, sur le terrain, que cette voie est la bonne. Face aux vents contraires, face aux attaques et aux tentatives de brouillage, la jeunesse nationaliste devra faire preuve de responsabilité. Car c’est bien cela, au fond, être nationaliste aujourd’hui : comprendre le monde tel qu’il est, pour mieux façonner celui que nous voulons construire. •








