La liste d’union Bastia Inseme conduite par Gilles Simeoni est une belle victoire face au « tous contre Gilles ». Il réalise 1.793 voix de plus qu’au premier tour et coiffe sur le poteau un Julien Morganti qui avait tenté sa dernière chance en réunissant tous les caciques du clanisme qui avaient laissé la ville dans une situation de déclin. On se demande encore que faisaient les nationalistes du PNC dans ce mischiu fràcicu. Les Bastiais constatent chaque jour que leur ville se transforme et embellit. Beaucoup de choses restent à faire pour redresser le désastre des décennies de clanisme mais l’équipe en place est prête à répondre aux enjeux. Certains médias ont relevé le tassement en pourcentage par rapport à 2020, mais c’est sans compter une situation de triangulaire et le contexte du tous contre les sortants. Malgré cela, Gilles Simeoni augmente de 2.090 voix les suffrages par rapport au 1er tour 2020 et progresse encore donc de 1.793 voix entre le 1er tour et le 2ème tour 2026. L’union a payé et la démarche nationaliste sort renforcée de ce scrutin. •

Aiacciu est à la fois le regret de la soirée (il manque un peu plus de 1300 voix pour l’emporter) et la grande avancée pour le nationalisme corse. L’union a payé et cette liste Aiacciu Vivu a montré la voie pour s’emparer de la citadelle ajaccienne. Les nationalistes multiplient par deux leurs suffrages au premier tour par rapport à 2020 (même s’il faut rappeler une faible participation due à l’épidémie de Covid), et engrangent encore 3.529 voix au second. Ce qui n’a jamais été égalé jusqu’ici dans la cité napoléonienne. Une union sans fard des responsables de l’ensemble de la famille nationaliste, une campagne très dynamique portée par une belle jeunesse, des résultats qu’il va savoir capitaliser en étant présent auprès des Ajacciens, ce qu’ont promis Jean Paul Carrolaggi et ses colistiers. Bravo ! •

Là encore, même si comparaison n’est pas tout à fait raison compte tenu d’un contexte différent, et même s’il faut aussi rappeler un scrutin 2020 pollué par l’épidémie de Covid, indéniablement, la démarche d’union Femu a Corsica / Core in Fronte et gauche sartenaise a payé sur Sartè qui est la bonne nouvelle de la soirée électorale de ce second tour. Paul Félix Benedetti est élu avec près de 55 % des voix. Soit près du double des voix rassemblées par les candidats 2020 des deux partis (460 voix cumulées en 2020) et près de quatre fois plus au second tour 2026 par rapport aux voix cumulées du second tour 2020 (370). La liste de Paul Félix Benedetti, réalise une belle opération et engrange 553 voix supplémentaires entre le premier et le second tour. Elle remporte fort logiquement la mairie très disputée de Sartè. Là encore l’union a indiqué le chemin. •









