Settimanale naziunalistu corsu dapoi 1966

N°2929

da u 26 di marzu à u 1u d'aprile di u 2026

Municipales 2e tour

Victoires à Bastìa et Sartè, grosse performance à Aiacciu

IMG_7805

le 25/03/2026

Par François Alfonsi

L’élection de Gilles Simeoni à Bastia était le minimum requis pour assurer un bilan positif au mouvement nationaliste à l’issue de cette élection municipale. C’est chose faite, envers et contre tous ceux qui s’étaient coalisés autour de Julien Morganti, la droite classique, les ex-zuccarellistes, la droite-macron, jusqu’aux communistes historiques et au PNC définitivement égaré dans ce montage perdant. En faisant chuter Bastia, ils comptaient faire s’écrouler la dynamique nationaliste qui, depuis 10 ans, a bouleversé le paysage politique de la Corse autour de Gilles Simeoni. Ils ont été mis en échec.

À Sartè, l’élection de Paul Félix Benedetti a récompensé la démarche d’union nationaliste qui s’est mise en place de façon pragmatique à Aiacciu, Bastia et Sartè. Dans la ville historique du Sud, elle a remporté la victoire, face à une autre liste qui était ouvertement en lien avec la mairie sortante ajaccienne. C’est pour nos opposants un échec important.
À Aiacciu, la marche était très haute, et la vaillante campagne de la liste Aiacciu Vivu n’a pas réussi à la franchir. Cependant, passer de 27 % à 41 % des voix entre les deux tours, en l’absence de tout soutien, ni direct, ni même indirect, du PNC, qui pouvait même l’imaginer ? Ils seront un groupe de 10 élus à la maison carrée, quand les projections les plus optimistes tablaient sur 7 élus, et la grande énergie de ces élus, qui s’est manifestée durant la campagne, donnera bien du fil à retordre à Stéphane Sbraggia et ses amis.
De ces municipales, le mouvement nationaliste sort conforté par l’union. Il a gardé son implantation municipale en Haute-Corse, ainsi que dans le périmètre de la 1ère circonscription de Corse du Sud, au nord d’Aiacciu. Il y a également réussi des scores en forte hausse quand, battu, il est resté dans l’opposition, comme à Calvi par exemple. Et les quelques changements survenus à la tête de plusieurs communes lui sont favorables, comme à Merusaglia.

Mais c’est dans la deuxième circonscription de Corse du Sud que la stratégie d’union a marqué ses points les plus importants, en gagnant à Sartène, en implantant une opposition à Portivechju, et en réussissant ses meilleurs scores ajacciens, à tocc’à tocca avec Stéphane Sbraggia, dans les bureaux de l’est de la ville, ceux qui sont rattachés à la circonscription de Portivechju.
La prochaine échéance à venir est celle des élections législatives qui viendront juste après l’élection présidentielle, au mois de juin 2027. Avec la dynamique que cette élection municipale a suscitée, nous voilà armés pour aller de l’avant.
Dans l’année qui vient, il faudra donc capitaliser sur ce succès des municipales 2026.
Le premier objectif est de peser sur le processus constitutionnel qui va s’ouvrir au Sénat dans quelques semaines à peine. En gardant des positions locales fortes, nous avons confirmé l’attente démocratique majoritaire de la Corse en faveur de la réforme constitutionnelle qui permettra, si elle est adoptée, d’arriver à l’autonomie de la Corse.

Au moment de la disparition de Lionel Jospin, dont la volonté réformatrice avait, il y a vingt-quatre ans, soulevé tant d’espoir sur l’île, juste avant que son élection à la présidence de la République ne soit brisée par Jean Marie Le Pen en 2002, nous devons nous rappeler d’une réalité essentielle : la politique réelle, celle qui engage véritablement l’avenir d’un peuple, se joue sur le temps long, et les occasions manquées nous engagent pour des décennies de stagnation.
Le Sénat doit être renouvelé en septembre, et les retours actuels montrent que cette échéance va peser sur l’attitude des sénateurs qui auront très souvent pour objectif immédiat d’assurer leur propre réélection. Seule une intervention forte et cohérente de la représentation politique corse, engagée par ses votes à l’Assemblée de Corse, désormais confirmée par les résultats des municipales, peut faire pencher la balance.
Sur le terrain, d’ici l’été, les dynamiques de groupe qui se sont révélées lors de ces campagnes municipales devront être confortées. Sous quelle forme ? C’est bien sûr à réfléchir. Mais une chose est certaine : chaque parti séparément ne pourra pas réussir sa propre démarche s’il ne s’appuie pas sur cette dynamique plurielle. •

aue-rect
pietra-rect
mattei-rect
pm-rect

Sustenite

A voce di l'autunumia dipoi sissant'anni

Abbunatevi

Arritti ùn pò campà senza voi !

soleco
ottavi
lmaiacciu
fratelliangeli
casart

Annonces
légales

Publicate i vostri annunzi ind'è Arritti : susteniteci !

Cap'articulu, Pulìtica regiunale

Cap'artìculu

le 24/04/2026

Pour son dernier combat en tant que président du Conseil exécutif durant cette mandature, Gilles Simeoni a arraché de haute…

Orban battu, Trump enlisé

le 16/04/2026

La bonne nouvelle du week-end est venue de Budapest, avec la lourde chute de Viktor Orban, malgré le soutien tapageur…

U mo parè

le 16/04/2026

Le 7 avril, à Corte, l’Università di Corsica Pasquale Paoli officialisait la naissance de l’Institut de recherche en santé de…

Da leghje dinù

Tchernobyl

Tchernobyl

le 24/04/2026

Ciernobil : Chì ne serà di a Corsica ? avia scrittu Arritti l’8 di maghju di u 1986. Èramu una…

Tchernobyl

le 23/04/2026

Umagiu

le 18/10/2025

Max

ARRITTI lance un appel

le 08/08/2025

Aleria Arritti

Recevez
notre Newsletter

Ricevite l’attualità è i cartulari di a nostra redazzione, per e-mail, una volta à a settimana.

Ricerca