L’existence de Scola corsa est menacée à court terme. Avec elle, qu’on ne s’y trompe pas, c’est la langue corse qui est directement attaquée. Scola corsa appelle la société à se mobiliser lors de rassemblements de soutien organisés à Bastia et Aiacciu.
Mardi 28 avril
18 heures
Davanti à a prefettura
Les jours sont graves. Alors que l’enseignement immersif est reconnu comme le seul en capacité de créer des locuteurs actifs, l’existence des écoles Scola corsa est remise en question.
La contractualisation généralisée ou l’arrêt à court terme
La contractualisation généralisée, à savoir la prise en charge du salaire de 11 enseignants par l’État représente l’unique manière de pérenniser le réseau de Scola corsa.
Cette contractualisation globale a été accordée à toutes les écoles privées en 1994.
Concernant Scola corsa et devant l’excellence des rapports successifs d’inspection, l’État s’est engagé à la mettre en œuvre à la prochaine rentrée. Or, il renâcle aujourd’hui sur ses promesses.
Le préfet attaque la CdC pour son soutien à Scola corsa
En parallèle, le préfet a saisi le tribunal, contestant la légalité du financement accordé à Scola corsa par la Collectivité de Corse. Subvention votée à l’unanimité des groupes politiques depuis 5 ans.
Tous les réseaux d’écoles privées immersives des autres régions sont financés sur le même quota de 2/3 de subventions publiques.
Déclarer cette subvention illégale c’est, de facto, hypothéquer l’avenir de Scola corsa.

Créées en 2021, ces écoles associatives sont gratuites, laïques, et non partisanes. Elles pratiquent l’immersion en langue corse et accueillent plus de 200 enfants. Elles emploient 35 personnes (15 enseignants, 17 Asem, 3 personnels administratifs). Ces cinq écoles sont financées aujourd’hui à 70% par la Collectivité de Corse. Le cofinancement est abondé à hauteur de 10% par les mairies, et 20% par l’autofinancement (notamment des dons de particuliers et d’entreprises).








