Settimanale naziunalistu corsu dapoi 1966

N°2880

da u 13 à u 19 di marzu di u 2025

Congrès Femu a Corsica

Le temps des bilans et des choix

Congrès Femu a Corsica

le 14/03/2025

Par François Alfonsi

Le congrès Femu a Corsica s’est tenu à Corti dimanche et a renouvelé sa confiance à son secrétaire national François Martinetti. Dans un contexte lourd, endeuillé par les meurtres récents perpétrés par le système mafieux, et inquiets de l’évolution politique à tous niveaux, en France, en Europe et dans le monde, les militants présents à Corti se sont mobilisés en vue d’un nouveau cycle politique qui commencera dans un an à peine, avec les élections municipales, peut-être même avant si le gouvernement Bayrou était censuré et si l’Assemblée nationale venait à être dissoute. Ce nouveau cycle politique va décider de l’avenir de la Corse.

En effet, le cycle qui s’ouvre se terminera avec l’élection de la future Assemblée de Corse, en mars 2028, dans trois ans. Entre-temps, au printemps 2027, la France connaîtra l’élection présidentielle la plus incertaine de son Histoire récente, et, dans la foulée, la Corse élira à nouveau quatre députés. Puis la campagne pour les territoriales commencera aussitôt après.

Le sentiment qui a dominé les débats de dimanche dernier est un sentiment d’incertitude. La réforme constitutionnelle promise par le processus de Beauvau ira-t-elle à son terme ? Au vu des événements récents, on aurait pu penser qu’elle aurait dû être emportée par la déferlante du vote protestataire de juin et de juillet 2024, puis par la censure du gouvernement Barnier. Mais elle a surnagé contre vents et marées, trouvant même un second souffle avec le gouvernement Bayrou.

La semaine dernière, une inversion de tendance s’est aussi produite au Sénat où la droite « Les Républicains » a été mise en minorité sur le dossier corse, le Sénat rejetant définitivement le rapport produit par Jean Jacques Panunzi et ses amis. En entraînant son groupe centriste dans le vote final, Paulu Santu Parigi a ainsi montré qu’une majorité de sénateurs pouvait approuver la réforme constitutionnelle issue des accords de Beauvau, contrairement aux pronostics jusqu’ici avancés. La route du Congrès de Versailles serait alors dégagée, et il faudra ensuite une majorité des trois cinquièmes des députés et sénateurs pour approuver la réforme constitutionnelle.

L’issue du processus de Beauvau reste incertaine. Que se passera-t-il si le gouvernement Bayrou tombe à son tour ? Mais rien n’est perdu, et, sur le terrain corse, l’aboutissement, ou non, du processus d’autonomie d’ici la fin 2025 changera la situation politique du tout au tout.

Avec un processus de Beauvau allant à son terme, le bilan de la « décennie nationaliste » serait alors évidemment crédité d’un succès incontestable, ayant atteint l’objectif d’autonomie que tous les mouvements nationalistes avaient fixé en décembre 2015 lors du deuxième tour de l’élection qui a porté à la tête des institutions le premier Conseil Exécutif présidé par Gilles Simeoni. Mieux, l’élection de mars 2028 serait alors celle de la première mandature de la Corse Autonome, ce qui changera tout au plan du débat politique insulaire.

Si l’autonomie de la Corse devait être reportée en raison des vicissitudes de la vie politique parisienne, mars 2028 n’en serait pas moins une échéance capitale par laquelle le peuple corse confirmera, ou pas, sa volonté d’un autre avenir pour la Corse et sa jeunesse.

Il n’y a pas moyen d’échapper à ce clivage entre les « autonomistes », au sens large, et les autres. Les alliances contre nature qui s’annoncent à bas bruit dans les cénacles informés se heurteront à cette réalité incontournable, que l’autonomie ait été acquise ou qu’elle soit encore à gagner.

Progressivement les Corses prendront conscience qu’au terme de ce cycle ils sont appelés à choisir leur destin. La première Assemblée de la Corse Autonome tombant entre les mains de forces anti-autonomistes serait une aberration historique. Et, si l’autonomie est différée, l’échec des forces politiques autonomistes aux prochaines territoriales reporterait sine die tout espoir de la voir aboutir.

C’est cet enjeu majeur, celui de l’avenir de la Corse, qui doit nous guider dans nos décisions politiques à venir. •

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