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La dernière ligne droite

Présidentielles

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le 28/03/2017

La course à l’Élysée 2017 marquera l’Histoire comme la plus décevante que l’on ait connue depuis les débuts de la cinquième République du Général De Gaulle. Il y a un divorce profond entre l’institution et le peuple qui, dans moins d’un mois, se rendra aux urnes.

Une promesse d’abstention forte traduit ce divorce, et la poussée du vote protestataire exprime le rejet de cadres politiques qui n’ont pas réussi à se renouveler. Les partis politiques sont devenus avant tout des « fabriques de politiciens », avec intrigues et révolutions de palais, et ils ne génèrent plus ni idées ni dynamisme.
L’épisode des primaires devait les requinquer. Il a été manifestement contre-productif. Pour ceux qui y ont participé, parfois massivement comme pour la droite qui a désigné François Fillon, le sentiment est général de s’être fait berner. Qu’une telle pluie d’affaires et de révélations sur des malhonnêtetés récurrentes ait pu en quelques semaines à peine ainsi affecter cette « Sainte Nitouche » de la politique, élu par contre référence au sulfureux Nicolas Sarkozy, manifeste l’échec d’un dispositif censé « donner la parole aux électeurs ». Ces derniers ont surtout l’impression de s’être faits « couillonner » !
A gauche, le vote de la primaire a écarté le courant issu du gouvernement et privilégié la ligne politique des frondeurs. Mais le candidat désigné, Benoît Hamon, doit faire face à la fuite de ses concurrents de la primaire vers son rival Emmanuel Macron. Là encore, la primaire est en échec qui ne réussit pas à rassembler les différents candidats derrière le vainqueur. Et, échec dans l’échec, le ralliement du candidat écologiste a fini d’affaiblir un courant politique qui, à force de rivalités internes, s’est effacé de lui-même du paysage politique.
Le Parti Socialiste fera inévitablement les frais de son incapacité à se rassembler derrière son candidat. Les Républicains seront gravement atteint par le discrédit qui frappe le leur. La vie politique française sortira essorée des élections du printemps 2017.
Du coup, la côte des candidats « indépendants » grimpe en flèche. Jean Luc Mélenchon fait la course médiatique en tête et impose sa gouaille populiste à une gauche en perte de repères. Le courant contestataire de la société française se retrouve en lui, et il a définitivement phagocyté un Parti Communiste qui n’est plus que l’ombre de lui-même. Son prochain objectif est l’OPA sur le PS. S’il supplante nettement Benoît Hamon, il y sera parvenu.
L’autre candidat qui flambe dans les sondages est Emmanuel Macron. Il faut dire qu’entre une droite qui se déporte très à droite, et une gauche dont le candidat est positionné très à gauche, il bénéficie d’un « boulevard » politique que le ralliement de François Bayrou a définitivement dégagé. A cet égard, le bond en avant dans les sondages qui s’en est suivi est éloquent. Pour celui qui, il y a quelques mois à peine, apparaissait encore comme un novice en politique, le déroulement sans faute de sa feuille de route présidentielle le met désormais aux portes de la victoire. Il est le « modéré » que les sceptiques du grand soir et les conservateurs peu enclins aux chambardements politiques rejoignent désormais. Et cette « idéologie prudentielle » est manifestement majoritaire dans la société.
Du coup Marine Le Pen se retrouve bloquée dans son ascension. Face à l’extrême droite, l’Europe de 2017 jouait son avenir dans trois scrutins, en Hollande, en France et en Allemagne. En Hollande les alliés de Marine Le Pen ont été largement défaits. Après l’issue plutôt inattendue du scrutin présidentiel autrichien fin 2016, où l’extrême droite a perdu alors qu’elle était donnée gagnante, c’est un nouveau signe d’un recul possible des thèses anti-européennes en Europe. Le principal enjeu du scrutin français sera de confirmer ou non ce recul en laissant Marine Le Pen largement derrière lors d’un second tour où sa participation apparaît désormais acquise.
Elle n’aurait servi qu’à ça, l’élection présidentielle française n’aurait pas tout à fait servi à rien.

Ps : les personnages sur le dessin sont pas tous d’actualité mais la dynamique de la course est bien imagée ..

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