Settimanale naziunalistu corsu dapoi 1966

N°2907

da u 16 à u 22 d'ottobre di u 2025

Cap'artìculu

La Paix à Gaza !

Foule en liesse à Gaza après l'annonce du cessez-le-feu

le 15/10/2025

Par François Alfonsi

Des images fortes : celles d’une même liesse qui a uni israéliens à Tel Aviv et Palestiniens à Gaza ou Ramallah à l’annonce de l’arrêt des hostilités. Une autre image très impressionnante : celle d’une foule immense de gazaouis dont le cortège progresse à travers les ruines de leur pays dévasté, qu’ils avaient dû quitter sous la menace. Les pressions de Donald Trump ont contraint Benyamin Netanyahu à accepter un cessez-le-feu, et elles ont forcé le Hamas, acculé militairement, à rendre tous les otages capturés le 7 octobre 2023. La Paix, que l’on n’osait plus espérer, s’est frayé un chemin à Gaza.

Certes, ce n’est qu’un cessez-le-feu, et la libération des otages qui étaient encore détenus par le Hamas est un succès diplomatique qui survient après tant de mois et d’années de souffrances. Mais tout le logiciel de guerre qui dévastait cette région s’en trouve désormais changé, et l’avenir semble désormais bien moins sombre.
Plusieurs facteurs se sont additionnés pour arriver à ce résultat.

Encerclé, affaibli, poursuivi, le Hamas n’a pour autant pas été anéanti, malgré deux ans d’une guerre à sens unique, et malgré la mort de 65.000 gazaouis sous les bombardements israéliens. Cette résilience du Hamas contraste avec la facilité avec laquelle Israël a décimé les rangs du Hezbollah ou décapité les autorités militaires iraniennes. Manifestement, malgré la présence de son armée au sol, le renseignement israélien a été bien plus à la peine à Gaza qu’au Liban ou en Iran, et il n’a pas réussi à retrouver les otages tant recherchés.
La nouvelle surenchère décidée par Israël pour y parvenir, à travers une occupation totale de la bande de Gaza, aurait conduit à doubler le nombre de victimes civiles. Cette perspective a mobilisé contre les plans de Netanyahu et de ses allés gouvernementaux d’extrême-droite une offensive diplomatique nouvelle sur deux axes : celui des démocraties occidentales dont nombre d’entre elles, dont la France, ont reconnu officiellement, dans un même mouvement concerté, l’État palestinien ; et celui des pays arabes, traditionnels alliés des USA, sous pression de leurs opinions publiques, venant en appui et exigeant une intervention de la puissance américaine pour arrêter le carnage programmé par le premier ministre israélien. D’autres éléments se sont cumulés comme par exemple l’énorme mobilisation de soutien à Gaza qui a eu lieu dans toute l’Italie, obligeant Giorgia Meloni, pourtant alliée inconditionnelle d’Israël, à changer sa position. Et toutes ces mobilisations, dans tous les pays, ne pouvaient que s’amplifier au fur et à mesure d’une avancée sanglante de Tsahal à Gaza, menant Israël à un isolement total.
Dans ce contexte, un soutien américain inconditionnel était devenu pour le gouvernement israélien une nécessité vitale. Dès l’instant que Donald Trump a dit STOP, Israël ne pouvait qu’arrêter. Reconnaissons à Donald Trump, sans barguiner, la paternité de ce retournement historique de situation. Il a été décisif pour que les portes de la Paix puissent s’ouvrir. Quelles que soient ses motivations, les faits sont là, et eux seuls comptent.

Le plan Trump en 20 points, approuvé par les deux parties, le Hamas comme le gouvernement israélien, a un contenu inespéré.
Il fixe un objectif, faire de Gaza « une zone déradicalisée et exempte de terrorisme ». Il tord le cou au projet fou, pourtant mis en avant il y a quelques mois à peine par Trump lui-même, d’un nettoyage ethnique de l’enclave : « Gaza sera réaménagée dans l’intérêt de la population de Gaza » et l’accord « encourage les gens à rester ». Il règle dans le détail le processus d’échange otages contre prisonniers, ainsi que l’amnistie pour les « membres du Hamas qui s’engagent à coexister pacifiquement et à retirer leurs armes ». Il rétablit les prérogatives de l’ONU et de ses Agences, ainsi que la Croix Rouge, que l’armée israélienne avait exclus du territoire, pour opérer les secours d’urgence et l’aide alimentaire. Il instaure une gouvernance provisoire internationale « comme décrit dans la proposition franco-saoudienne », et décide d’un « plan de développement pour reconstruire et dynamiser Gaza ». Son point 13 annonce « un processus de démilitarisation sous la supervision d’observateurs indépendants » tandis que le point 16 assure « qu’Israël n’occupera ni n’annexera Gaza ». Il propose enfin un « processus de dialogue interconfessionnel » débouchant « si les conditions sont réunies » (…) sur « une voie crédible vers l’autodétermination palestinienne et la création d’un État ». Sur ce point fondamental, Netanyahu a bel et bien mangé son chapeau !

Même s’il n’en dit mot, car ce plan est limité à l’avenir de Gaza, le problème des colonisations de peuplement qui se sont accélérées en Cisjordanie, ainsi que le bon déroulement du processus de désarmement et de mise à l’écart du Hamas à Gaza, seront les points cruciaux dans la prochaine étape de résolution du conflit.
Mais la marche de l’Histoire veut que de tels moments soient des occasions privilégiées pour en modifier le cours. Désormais, au Moyen Orient, on se prend à rêver à un traité de paix en bonne et due forme, avec des perspectives d’avenir stables pour palestiniens et israéliens. •

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