Settimanale naziunalistu corsu dapoi 1966

N°2908

da u 23 à u 29 d'ottobre di u 2025

Cap'artìculu

Barnier, Bayrou, Lecornu : déclarations comparées

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le 24/10/2025

Par François Alfonsi

Après la carnavalata d’un premier casting aussitôt formé, aussitôt démissionné, Sébastien Lecornu a réussi à constituer un gouvernement. Il vient de franchir le cap d’une première motion de censure, après un discours de politique générale qui n’a pas oublié la question corse.

Dans une Assemblée nationale de 577 membres, l’adoption d’une motion de censure nécessite le vote de 289 députés. Ils ont été 271 à le faire contre le gouvernement nommé par Sébastien Lecornu, ce qui est insuffisant. Il peut donc continuer son parcours politique, mais sa marge de manœuvre est bien étroite, liée à la décision d’une majorité des députés du Parti Socialiste de ne pas voter la censure. À noter aussi, à la lecture de ce score très étroit, le rôle du groupe Liot qui, dans sa quasi-totalité, y compris les députés nationalistes corses, a refusé de voter cette censure. Dans un résultat final qui se joue à dix-huit voix, le groupe de vingt-trois élus a joué un rôle charnière.

Avant Sébastien Lecornu, il y a un an à peine, en octobre 2024, Michel Barnier avait lui aussi évité la censure au lendemain de son discours de politique générale. La motion de censure avait alors obtenu un score de 191 voix, très loin des 289 nécessaires, le Rassemblement National ayant refusé de la voter. Cela ne l’a pas empêché, trois mois plus tard, lors du vote du budget de la Sécurité Sociale, d’être censuré par 331 députés dans un vote qui, cette fois, a agrégé les voix de la gauche et celles du Rassemblement National.

François Bayrou lui a succédé qui a franchi l’obstacle avec un discours de politique générale prononcé début janvier 2025, non suivi d’un vote de confiance, tandis que son budget 2025 a été adopté le mois suivant selon la procédure du 49-3, résistant à une motion de censure finalement votée par seulement 128 députés.

Dans le répit ainsi obtenu de quelques mois avant qu’il ne soit contraint à la démission après l’été et un vote de confiance largement perdu (364 voix contre), François Bayrou et son ministre François Rebsamen ont déposé au Parlement un « projet de loi constitutionnelle » qui a engagé la procédure de révision de la Constitution à propos de la Corse en se basant sur un texte directement issu des accords de Beauvau.

C’est dans ce contexte nouveau que Sébastien Lecornu s’est exprimé sur le dossier corse : « Un projet de loi constitutionnelle pour la Corse est prêt, rien ne serait pire pour l’État que de renier sa parole. »

Son propos a le mérite de la concision et de la clarté. Il s’inscrit dans la continuité de l’engagement de François Bayrou : « Un calendrier a été fixé conformément aux orientations du Président de la République pour la Corse, pour aboutir à une évolution constitutionnelle fin 2025. Ce calendrier sera respecté. »

Si le calendrier de fin 2025 ne sera finalement pas respecté, François Bayrou ayant dû démissionner de son poste de Premier ministre et les deux mois à venir étant suspendus au vote du budget 2026, le processus de Beauvau est clairement confirmé dans les intentions du nouveau premier ministre, qui esquisse même dans son propos une stratégie de pression sur les parlementaires hésitants en mettant en avant « la parole de l’État » qui ne peut être reniée.

Mais bien des incertitudes demeurent, et la première d’entre elles est l’avenir de ce gouvernement Lecornu en fonction de l’issue du débat budgétaire. Il n’en reste pas moins que nous sommes face à une déclaration nettement plus favorable que celle qu’avait faite Michel Barnier il y a un an en évoquant un simple « dialogue avec les élus et les responsables socio-économiques de la Collectivité de Corse. »

Dès lors, malgré la crise politique sans fin qui agite le sommet de l’État français depuis la dissolution de juillet 2024, le dossier corse chemine encore. Certes, ce cheminement est chaotique, mais il n’est pas arrêté, et la fenêtre pour arriver à un statut d’autonomie de la Corse est encore ouverte.

Résisterait-il à une dissolution de l’Assemblée nationale si le budget Lecornu n’est pas adopté ? Franchirait-il le cap de la prochaine élection présidentielle, et l’élection du successeur d’Emmanuel Macron ? Très probablement pas.

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