Être ou ne pas être ? Depuis 2015 et la refonte des régions françaises voulue par un gouvernement qui a voulu nier les identités des divers peuples au sein de l’État français, l’Alsace proteste et résiste. Dix ans après la fin de la région Alsace, l’Ifop a réalisé un sondage : pour les Alsaciens c’est non, encore non et toujours non !
Commandé par plusieurs organisations alsaciennes, le sondage, réalisé par l’Ifop, donne des résultats indiscutables :
– 70 % des Alsaciens veulent sortir de la région Grand Est, et 72 % voteraient oui en cas de référendum posant la question.
– 74 % demandent qu’un tel référendum soit organisé au plus tôt, 42 % dès maintenant, avant les prochaines élections municipales, et 32 % en même temps que leur organisation en mars prochain.
Le gouvernement Valls/Hollande de l’époque, frappé de frénésie technocratique jacobine, avait finalement reculé sur son projet d’une région Grand Ouest qui aurait aussi fait disparaître la Bretagne du paysage administratif français. Mais il avait fait du fantomatique Grand Est l’emblème de sa volonté jacobine de nier les territoires.
Depuis, dix années sont passées, et le refus des Alsaciens, massivement exprimé alors dans la rue, n’a pas faibli.
Pour en calmer les ardeurs, il a pourtant été créé un Conseil départemental unique regroupant Haut-Rhin et Bas-Rhin dans une même Collectivité européenne d’Alsace, pour tenter de détourner l’opinion alsacienne de son hostilité à la région Grand-Est. Mais malgré son nom ronflant, ce Conseil départemental reste une collectivité de second rang, ce qui ne peut suffire à la reconnaissance de la réalité culturelle et historique de l’Alsace.
Quant à la communication agressive de la présidence du Grand Est, qui appose son sigle franchouillard partout où il le peut, sur les bus, les trains, les lycées et tous les bâtiments publics, elle n’a produit aucun effet notable, si ce n’est d’entretenir le ressentiment identitaire des deux millions d’alsaciens qui refusaient cette annexion technocratique.
R&PS a salué la publication de ce sondage le 4 juin dernier, en demandant au gouvernement Bayrou et au président Macron de répondre au plus tôt à l’attente démocratique du peuple alsacien. •

Le communiqué de R&PS
Régions et Peuples Solidaires a participé, mardi 4 juin, à Paris, à la restitution du sondage Ifop sur l’avenir institutionnel de l’Alsace. Pour rappel :
• L’Alsace a été fusionnée dans le Grand-Est en dépit du droit et contre l’avis de la population et des élus.
• Les méga-régions n’ont pas généré d’économies.
Avec 72 % d’avis favorables à la sortie de l’Alsace du Grand-Est, l’étude démontre, dix ans après la création des méga-régions, la persistance de l’opposition d’une très grande majorité de la population alsacienne au Diktat de 2015.
Ce que la loi a fait, la loi peut le défaire.
Nous soutenons sans réserve Unser Land et les aspirations légitimes du peuple alsacien à sortir du Grand-Est.
Nous invitons le président de République Emmanuel Macron et le Premier ministre François Bayrou à inscrire au plus vite la question alsacienne à l’agenda législatif. •








