Settimanale naziunalistu corsu dapoi 1966

N°2853h

da u 1u d’aostu à u 4 di sittembre 2024

Marine Bonavita, 24 ans

Faire de sa vie une lutte constante pour l’environnement

Marine Bonavita

le 01/09/2024

Marine Bonavita a 24 ans. Depuis plusieurs années, elle a fait de l’environnement sa principale préoccupation, au point de devenir chargée de projet pour Zero Waste en France, une des ONG les plus importantes pour la lutte contre la pollution. Spécialisée dans la pollution plastique, elle nous raconte son parcours.

 

Peux-tu nous expliquer de quelle manière tu es engagée pour l’environnement, particulièrement en Corse ?

Mon enfance à la campagne et connectée à la nature m’a donné les bases. Quand j’ai rejoint mes parents en Corse, j’ai pris du temps pour des causes importantes pour moi. Je voulais me spécialiser dès le début dans la pollution plastique parce que c’était ce qui m’avait choquée là où je voyageais. On a été tous sensibilisés sur ces sujets à travers les médias, via les images « choc » du monde marin pollué par le plastique. Tout ça m’a conduite à m’engager. Quand j’étais à l’université, je n’étais pas du tout orientée environnement. Je me suis engagée en 2020, dans une association environnementale, Mare Vivu. J’ai participé à deux éditions de la mission CorSeaCare. C’est là que j’ai vu que mon action avait un impact. Ensuite, je me suis intéressée au plaidoyer. J’essaie de faire un petit peu de politique à l’échelle locale en essayant d’influencer, notamment grâce à ma casquette de conseillère à l’Assemblée des jeunes.

J’ai poursuivi des études dans l’environnement, et j’ai rencontré l’association Zeru Frazu.

 

Tu es aujourd’hui chargée de projet pour Zero Waste France. En quoi consiste ton métier et comment devient-on chargée de projet ?

Je suis chargée du projet ERIC (Elevating Reuse in Cities – Améliorer la réutilisation dans les villes), c’est un poste qui est souvent confié à des jeunes profils qui commencent à travailler. Ils cherchaient quelqu’un qui avait une spécialisation dans la pollution plastique. Le projet sur lequel je travaille a pour but d’accompagner des collectivités à l’élaboration de plan d’action de lutte contre la pollution plastique sous l’aspect prévention et l’élimination à la source. On apprend également à valider toutes les pratiques de réemploi, les alternatives comme le vrac, etc.

 

Pour toi, quels sont aujourd’hui les grands enjeux autour de la protection de la nature en Corse et dans le monde ?

L’actualité locale est extrêmement négative selon moi. Mais il en est de même pour l’international, le national. On avance à contre-courant. On a des enjeux planétaires urgents à résoudre et on a des gouvernements qui ne s’en préoccupent pas, n’écoutent pas les scientifiques et qui essaient d’inventer des solutions qui ne vont pas régler le problème. On a déjà des solutions, il faut juste les appliquer à grande échelle. Localement, l’adoption du plan déchets est le pire signal qu’on pouvait avoir, un énorme recul après 20 ans de combat, de lutte contre l’incinération, contre les politiques désastreuses et peu ambitieuses de tri en Corse. Le discours de prévention, de réduction, il est complètement absent. Il y a un gros désintérêt des gens sur ces sujets par rapport à l’ancienne génération. Cependant, on a des jeunes absolument motivés, déterminés, en Corse, sur le continent.

 

Que dirais-tu à une jeune (ou moins jeune) personne en Corse qui souhaiterait s’engager pour la protection de l’environnement ?

Les jeunes générations vont changer, par rapport aux anciennes, notamment grâce à l’éducation à l’environnement, et c’est très bien. Cependant, c’est aujourd’hui qu’il faut résoudre les problèmes et pas dans 20 ans. Il y a des petits combats qui ont été gagnés grâce à la loi française qui évolue et qui fait que, régionalement, on n’a pas le choix. Également, les combats sont gagnés par la mobilisation des gens. La question c’est comment s’engager, c’est aussi comment on donne la motivation, comment on donne à voir aux jeunes l’importance de s’engager. Il y a énormément d’associations qui existent en Corse pour cela. Mais je pense aussi qu’il faut absolument réinventer un imaginaire positif de l’écologie. •

Interview réalisée par Léa Ferrandi.
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