Le sentiment d’appartenance
54 % des sondés se disent « corses », avant d’être « français » ou « habitant de leur commune » (18 % chacun), ou encore « habitant de leur département » ou « européen » (5 % chacun). Dans le détail, parmi ceux qui se déclarent « corses », ce taux est de 69 %, et il reste supérieur au taux moyen pour ceux qui se déclarent originaires d’une région RPS (59 %). Ces 54 % sont davantage des femmes (58 %) que des hommes (50 %) ; des 18-24 ans (78 %) que des plus de 75 ans (35 %) ; avec une répartition identique 2A et 2B ; 59 % d’entre eux se définissent comme « ni de droite, ni de gauche » ; ils sont très nombreux parmi les électeurs de Jean Lassalle à la présidentielle (81 %), et aussi chez ceux de Marine Le Pen (66 %) ; et, sans surprise, ce taux est plus fort chez les natifs de Corse (68 %) que chez les nouveaux arrivants (33 %).
La langue corse
48 % déclarent la comprendre « bien » ou « assez bien », davantage en Haute Corse (54 %) qu’en Corse du Sud (41 %). Sans surprise, ce sont ceux qui se déclarent « corses » et ceux qui votent nationaliste qui la connaissent le mieux (66 %). 34 % des sondés déclarent être en capacité de tenir une conversation en langue corse, plutôt des hommes (38 %) que des femmes (31 %), Ils sont 60 % chez les natifs issus d’une famille ancienne de l’île. 94 % des corses, parmi lesquels 99 % des jeunes de moins de 35 ans, sont favorables à ce que la possibilité soit donnée à tous d’apprendre le corse. Cette adhésion unanime vaut autant pour les « natifs issus d’une famille ancienne » (98 %) que chez les « nouveaux arrivants » (100 %). La coofficialité de la langue corse reçoit l’approbation de 85 % des sondés, avec un pic de 97 % chez les 18-24 ans. Les femmes dominent (89 %) par rapport aux hommes (80 %). La co-officialité est soutenue par 100 % des électeurs de Jadot à la présidentielle, 96 % de ceux de Mélenchon, 88 % de ceux de Le Pen. Son officialisation reçoit un soutien partagé selon qu’on la comprenne bien (88 %) ou pas du tout (77 %). Même soutien pour que la possibilité soit donnée aux élus de s’exprimer en corse durant les sessions (83 % favorables en moyenne, avec une pointe de 95 % chez les moins de 35 ans), avec un même score chez les « natifs » et chez les « nouveaux arrivants » (86 %).

L’autonomie
L’obtention d’un « statut d’autonomie de plein droit et de plein exercice, avec pouvoir législatif » est demandée par 76 % des sondés, 81 % chez les moins de 35 ans, 70 % des 65 ans et plus. Le score est plus fort dans les communes rurales (81 %). Il est pour ainsi dire le même chez les natifs (75 %) que chez les nouveaux arrivants (76 %).

Le nationalisme/autonomisme
Sur l’échiquier politique, 50 % des sondés estiment que les nationalistes ne sont « ni de droite, ni de gauche », 18 % les situent entre centre-gauche et extrême-gauche, 32 % entre centre-droit et extrême-droite. Parmi ses propres électeurs, 29 % se disent de gauche, 19 % se disent de droite, et 52 % ni de droite ni de gauche.
L’ancienneté sur le territoire
47 % des sondés sont natifs de Corse, dont 6 % le sont de première génération, de parents non corses d’origine. À comparer aux 59 % de natifs parmi les français en général (dont 9 % de première génération) ; 80 % de natifs en Alsace (dont 10 % de première génération) ; 63 % en Bretagne (dont 4 % de première génération) ; 41 % en Savoie (dont 9 % de première génération) ; 40 % au Pays Basque (dont 5 % de première génération) ; 33 % en Occitanie (dont 6 % de première génération) ; 31 % en Catalogne (dont 5 % de première génération). Si seulement 47 % des sondés sont natifs de l’île, 78 % déclarent avoir des liens avec la Corse, notamment des liens familiaux (60 %). •








