Settimanale naziunalistu corsu dapoi 1966

N°2889

da u 15 à u 21 di maghju di u 2025

Gaza, Ukraine

La guerre, jusqu’où ?

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le 15/05/2025

Par François Alfonsi

Alors que l’épuisement s’installe, ces conflits armés s’enlisent. Ici et là, des signaux font comprendre que les lignes commencent à bouger pour en finir avec des massacres inutiles.

Le signal le plus inattendu est celui qui est venu de Gaza. On a appris qu’une négociation directe a eu lieu entre les États-Unis et le Hamas pour la libération d’un otage à la double nationalité israélienne et américaine. Elle s’est faite par-dessus Israël et son gouvernement extrémiste et belliqueux, qui a déclaré dans le même temps qu’il allait « intensifier les combats ». Mais Washington tient désormais un autre discours, Donald Trump disant espérer « que cette libération soit la première des dernières étapes nécessaires à la fin du conflit brutal ». Le Hamas de son côté évoque « la gestion de Gaza par un organisme indépendant », et donc son propre retrait. Dans cette négociation secrète, les prémices d’un cessez-le-feu sont ainsi avancées, même si Israël reste dans la surenchère. Mais le revirement diplomatique américain, s’il se confirme, ne lui permettra pas de persister longtemps dans cette attitude.
La population gazaouie a été massacrée (53.000 morts en 18 mois selon les décomptes récents) ; elle est affamée par un blocus alimentaire, blocus imposé également aux secours et aux médicaments, et elle est parquée dans des camps de fortune tandis que la plupart des habitations ont été détruites. Malgré cette situation inhumaine, Benyamin Netanyahu a déclaré vouloir « intensifier la guerre », y compris durant la négociation américaine. Jusqu’où peut-il aller dans la désolation et le massacre ?
En Israël même, l’opinion, pourtant révulsée par les massacres perpétrés par le Hamas en octobre 2023, fait entendre son refus de basculer dans cette logique de guerre absolue. L’armée doit faire face à des objecteurs de conscience, les familles des otages appellent à une trêve immédiate, et l’intelligentsia juive, y compris dans la diaspora, commence à faire entendre sa voix dissidente. Les lignes ont commencé de bouger pour aller vers la fin de ce carnage. Et, espérons-le, dans un futur raisonnable, vers une solution politique à deux États pour sortir durablement du conflit.


Concernant l’Ukraine, la question d’un cessez-le-feu est sur la table depuis plusieurs mois et la nouvelle administration américaine a déjà fait de nombreuses annonces sans lendemain dans ce sens. Cependant l’épuisement des deux armées fait son œuvre sur un front qui n’évolue pas, tandis que les morts inutiles s’accumulent de part et d’autre.
À cause de l’effort de guerre pour les deux camps, et à force de sanctions internationales pour la Russie de Poutine, qui l’affaiblissent économiquement, l’épuisement gagne les deux pays, ainsi que leurs armées qui se font face. Le quasi surplace de la ligne de front amène à des gains territoriaux dérisoires, à peine quelques kilomètres, gains d’autant plus dérisoires au regard de l’immensité de ces deux pays, particulièrement la Russie qui est le plus grand pays au monde par sa superficie.
Plusieurs pays occidentaux ont proposé un cessez-le-feu, l’Ukraine a accepté, les USA ont appuyé à leur tour, et Poutine tergiverse. Cependant il annonce accepter de négocier, ce qui, par nature, suppose l’arrêt au moins temporaire des hostilités. On sent bien que l’étape de la négociation se rapproche et que l’heure de la diplomatie a sonné.
Celle-ci partira d’un gel du conflit armé sur la ligne de front actuelle, et cet armistice prévaudra pour les années qui viennent. L’avenir des territoires ukrainiens annexés se jouera en fait à long terme. Un précédent existe. À l’issue de la seconde guerre mondiale, les pays baltes avaient été annexés par l’URSS, mais cette annexion s’est défaite d’elle-même après la chute du mur de Berlin, quarante ans plus tard, permettant à la Lituanie, la Lettonie et à l’Estonie de devenir indépendants, puis membres de l’Union européenne. Ce gel du conflit durant des années, voire des décennies, générera bien des frustrations en Ukraine. Mais une paix frustrante, même fragile, vaut mieux qu’un conflit sanglant et interminable, d’autant plus si son issue est incertaine. •

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