Un jour l’Histoire, la grande, celle qu’on écrit avec un grand H et qu’on ne conteste plus, dira tout le courage et l’extraordinaire résilience du peuple ukrainien.
Aujourd’hui on a tendance à ne plus se soucier de ce qui se passe un peu trop loin, à s’habituer à une actualité macabre, et il se trouve même des gens pour penser qu’il faudrait abandonner l’Ukraine à son sort, sans parler de ceux qui prennent le parti de l’agresseur…
Car c’est la Russie l’agresseur, au mépris du droit international des nations et de la liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes. Le crime dans ce conflit il est russe. Et il est d’autant plus dur et brutal que ce n’est pas une « opération militaire spéciale » qui veut éradiquer un soi-disant fascisme… prétexte invoqué par Poutine pour justifier la violation des traités internationaux. C’est un double crime, qui s’en prend non pas à des soldats mais à des civils, bombardant des logements, des hôpitaux, des écoles, des entreprises… tuant, violant, torturant, pillant un peuple qui n’avait demandé qu’à vivre en paix.
Bientôt nous commémorerons les quatre années de ce conflit injuste. Cette date ne doit pas être oubliée. Le 24 février 2022, les troupes russes ont envahis un territoire qui n’est pas le leur, depuis la Russie, la Biélorussie et des territoires déjà occupés à l’Est de l’Ukraine après un précédente agression en 2014, qui avait annexé la Crimée et des territoires rebaptisés abusivement après une parodie de referendum républiques populaires de Donetsk et de Louhansk.
La Russie qui pensait s’emparer de tout le pays en quelques jours, a dû renoncer à son offensive au nord, contre la capitale Kyiv ou Kharkiv plus à l’Est, et Odessa au sud.
Mais la surprise est venue d’Ukraine. De cette impressionnante résistance d’un peuple qui n’était pourtant pas préparé à cette attaque. Et la Russie qui pensait s’emparer de tout le pays en quelques jours, a dû renoncer à son offensive au nord, contre la capitale Kyiv ou Kharkiv plus à l’Est, et Odessa au sud. La seconde plus puissante armée au monde n’a pu se contenter que de grignoter les territoires du Donbass à l’Est.
La résistance a été telle qu’elle a voulu la lui faire payer. Avec des villes martyrs qui symbolisent plus encore l’horreur de la guerre. Marioupol, ville de 480.000 habitants avant la guerre entièrement rasée par des bombardements massifs. Sievierodonetsk, ville de 100.000 habitants détruite à 90 %. Toretsk, 30.000 habitants, paisible petite ville minière entièrement détruite aussi, etc.
Les massacres et crimes de guerre ajoutent à l’horreur du conflit. On pense bien sûr à Boutcha, où exécutions sommaires, viols, tortures sur des civils ukrainiens ont horrifié le monde. La Russie a tenté un temps de démentir mais témoignages de survivants et images n’ont laissé aucun doute. On a dénombré des centaines de victimes, exécutées d’une balle dans la nuque, souvent mains liées dans le dos. Et d’autres massacres ont été découverts, à Irpin, Trostianets, Borodianka, Motyjyn…
Les bombardements à répétition visant les civils, les installations de gaz, d’eau, d’électricité… ajoutent à cette stratégie de l’épuisement.
Et pourtant. Cela n’entame pas la volonté acharnée de ce peuple à vouloir défendre sa liberté et son territoire.
À ce jour, on estime à 1,4 M les victimes (morts et blessés) dont un million de soldat russes le bilan de ces quatre années. Le peuple est fatigué, mais après chaque frappe de l’armée russe, inlassablement, il répare les infrastructures touchées, lignes à haute tension, centrales électriques, routes… Les dernières frappes ont endommagés 60 % du réseau électrique privant de chauffage des centaines de milliers de familles alors que la température est descendue sous les -20° et que des pourparlers sont entamés à Abou Dhabi en Arabie Saoudite.
Slave Ukrainia ! •








