La session des 27 et 28 mars 2025 de l’Assemblée de Corse sera l’occasion pour la conseillère exécutive en charge de l’égalité femmes-hommes, Lauda Guidicelli-Sbraggia, de présenter le rapport annuel faisant état de la politique de la Collectivité de Corse en matière d’égalité femmes-hommes.
La majorité territoriale, depuis qu’elle est aux responsabilités, notamment sous l’égide de Lauda Guidicelli-Sbraggia, s’est impliquée au quotidien afin d’appliquer une exigence particulière à la politique de la Collectivité de Corse afin de garantir qu’elle respecte un égal traitement des femmes et des hommes.
Concernant le premier niveau, c’est à dire sa politique des ressources humaines, la Collectivité de Corse, à travers son action en tant qu’employeur, vise à réduire les inégalités par le biais de mesures correctrices, garantissant aux femmes comme aux hommes une égalité de traitement que cela soit dans l’organisation du travail, dans l’évolution des carrières, dans la rémunération et dans la formation.
À noter que sur les 10 plus hauts salaires de la Collectivité de Corse, 4 sont attribués à des femmes et 6 à des hommes.
S’il serait souhaitable d’atteindre une égalité parfaite ce chiffre reste convenable et la volonté de la CdC semble vouloir, par la mise en place de mesures, atteindre cet équilibre.
Concernant l’index d’égalité professionnelle, la CdC obtient un score de 74, frôlant le seuil minimum de 75, chiffre qui pourra facilement être amélioré afin d’atteindre cet objectif, sachant que la volonté de la CdC est de dépasser ce seuil.
À noter que la plus grande différence se trouve être l’écart de taux de promotion de grades avec +9,4 % en faveur des femmes.
En l’état les chiffres sont très réjouissants sachant d’autant plus que dans le domaine des ressources humaines l’inflexion ne peut se faire que progressivement et que l’institution montre par son action une approche plus vertueuse en la matière.
La Collectivité de Corse, à travers son action en tant qu’employeur, vise à réduire les inégalités par le biais de mesures correctrices, garantissant aux femmes comme aux hommes une égalité de traitement.
Concernant l’attribution des marchés publics, la Collectivité de Corse a mis en place des clauses dans ses conditions d’attribution. Notamment pour les entreprises soumissionnaires, par l’application de l’obligation réglementaire de non-discrimination, se traduisant par l’obtention de garanties selon lesquelles l’entreprise prend des dispositions en faveur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et déploie un plan d’action devant comporter des mesures concrètes pour atteindre l’objectif de parité en son sein.
La volonté de la CdC d’inciter le respect du principe d’égalité dans le secteur privé se traduit également par l’intégration de clauses d’égalité dans le Schéma de promotion des achats publics socialement et écologiquement responsables (SPASER), ainsi que par le respect des principes de non-discrimination et d’égalité dans les projets financés au titre des fonds européens.

Dans le cadre de la sensibilisation des jeunes publics, la coopération avec les acteurs de l’éducation est à féliciter (institutionnels et associatifs), tant l’éducation est essentielle au développement de pratiques plus respectueuses et plus justes des citoyens de demain.
Réjouissant également de constater la place importante occupée par les femmes dans ses politiques culturelles (expositions « Mostre donne di Corsica », festival « Cine donne », etc.), dans ses politiques scientifiques (dispositif « Feminiscienza », projet « Donne è Scienze », organisations du « Week-End Femmes & Sciences », etc.) et dans ses politiques sportives soutien à la réalisation de la 5e édition du « Ladies Open de Calvi Eaux de Zilia », etc.).
Mais également dans l’accompagnement à l’installation de jeunes agricultrices sur l’ensemble du territoire.
En termes d’actions sociales et sanitaires, la CdC a déployé dans les collèges et les lycées de Corse des distributeurs de protections menstruelles gratuites et en accès libre, visant à lutter contre la précarité menstruelle chez les jeunes filles. Elle a également travaillé au développement de centres de santé sexuelle ambulants allant à la rencontre des étudiants.
Ce rapport témoigne de la volonté particulière de la Collectivité de Corse de mener une politique vertueuse dans le domaine, et d’apporter encore d’avantages de réponses aux inégalités encore trop persistantes dans notre société, que cela soit par sa politique interne, par incitation en encadrant les entreprises avec lesquelles elle est liée par des contrats publics et par son action sur le terrain. Il reste encore du chemin à faire mais tout cela nous donne foi en un avenir meilleur, plus juste et plus équitable. •









