Le GARDE fait partie des associations les plus importantes en Corse concernant la protection de l’environnement. En plus de cinq décennies d’existence, le GARDE s’est battu sur plusieurs terrains : contrôle des documents d’urbanisme, sensibilisation et information de la population, participation aux commissions statutaires, et lutte contre la criminalité organisée auprès des collectifs antimafia… Un combat mené sans relâche mais pas sans embûches.
Notre territoire est connu pour ses paysages idylliques, sa nature endémique et unique. D’après un sondage commandé par le réseau ICI (ex-France Bleue), 80% des Corses sont conscients de l’existence du changement climatique. Également, près d’une personne sur deux en Corse fait confiance aux associations de protection de l’environnement pour préserver nos écosystèmes fragiles. Pour cause : des associations comme Le GARDE lutte depuis des décennies pour la nature et sa préservation. Le GARDE (Groupement d’Ajaccio et de la région Corse pour la défense de l’environnement) est la plus ancienne association de protection de l’environnement de Corse. Sa création officielle est en 1973, dans le contexte historique de l’affaire des boues rouges, pollution inédite en Méditerranée qui a ancré à jamais la protection de la nature comme combat crucial pour la Corse. Aujourd’hui, l’association agit par les actions en justice et la sensibilisation à l’environnement en Corse. 100% bénévole, elle ne bénéficie d’aucune subvention.
L’importance fondamentale des associations de protection de l’environnement en Corse
Rappelons-le : dans un travail de recherche intitulé « Le plastic et l’euprocte – Lutte armée et justice environnementale en Corse » (Lisandru Laban-Giuliani, mémoire présenté en 2024.) il est estimé que si Le Garde, ABCDE, Libre accès aux plages,
U Levante… n’avaient pas assumé, par leurs actions en justice, ce contrôle de légalité si mal exercé par l’État, il y aurait pu y avoir deux fois plus de constructions en Corse sur les trente dernières années. Le littoral corse serait encore plus défiguré par des résidences secondaires, qui, mises bout à bout, auraient représenté près de la moitié de la ville de Paris.
Cette coopération entre les différentes associations de protection de l’environnement a permis de nombreuses victoires, mais également de soulever les différents problèmes dont la société Corse souffre : l’emprise maffieuse, la corruption politique, le scepticisme environnemental… Des combats qui ne sont, malheureusement pour le GARDE, pas nouveaux, mais qui s’ajoutent à des nouvelles problématiques.
Le GARDE face aux défis contemporains : abandon des pouvoirs publics et campagnes de dénigrement
Pour Muriel Secondi, membre de la direction collégiale du GARDE, l’heure est à la collaboration et à l’action, comme elle le dit elle-même à l’antenne de ICI RCFM (25 septembre) : « c’est vrai que là, on a besoin de plus en plus des citoyens pour arriver à faire avancer les choses. Nous sommes à la croisée des chemins puisqu’effectivement, le changement climatique, il est là. On doit tous faire des efforts et l’État, c’est le moteur ». Et de préciser en début d’interview les nouveaux défis auxquels sont confrontés les associations de protection de l’environnement : « les campagnes de dénigrement qu’on a subi, la désinformation, les intimidations… ». Charge est donc aux pouvoirs publics, aujourd’hui plus que jamais, de protéger les lanceurs d’alerte comme le GARDE et d’entendre et de soutenir leurs actions. •
L’association a pour objectifs : la défense de l’environnement et du cadre de vie, la sauvegarde de la nature, le respect de l’architecture et des sites historiques, la vigilance à l’égard de toute pollution, la promotion d’un urbanisme harmonieux et équilibré, la vigilance quant au respect des lois et règlements en matière d’urbanisme et d’environnement, la prévention des risques industriels liés aux installations classées.
Pour soutenir l’association et y adhérer : https://le-garde.fr/category/adhesion/








