Aiacciu Urgence aux urgences
Manque de lits, de personnels, de moyens : les agents hospitaliers du service des urgences de l’hôpital de la Miséricorde d’Aiacciu sont en grève depuis le 10 février, plus d’un mois, à l’appel de l’intersyndicale STC-CFDT.
Une grève assez particulière puisque les agents grévistes assurent quand même le fonctionnement de ce service indispensable à la population, mais dont les conditions de travail sont dénoncées par les employés, et aussi par de nombreux patients qui subissent les conséquences d’un manque de moyens criants.
Faute de lits disponibles certains moins gravement atteints sont même renvoyés au domicile malgré des douleurs ou des soins qui méritaient amplement qu’ils restent hospitalisés. Et cela à toute heure de la nuit, et livrés à eux-mêmes. L’affiche de l’intersyndicale dénonce : « patients bloqués, des heures parfois des jours, dans les couloirs, c’est pas normal ! »
Leurs revendications sont plus que raisonnables : la mise en place d’une ambulance dédiée aux retours à domicile la nuit ; la création de lits d’hébergement temporaire pour éviter que des patients restent bloqués aux urgences faute de place ; une meilleure organisation des sorties, notamment le matin, afin d’éviter des transferts tardifs dans les services, parfois en pleine nuit.
Mais aucun interlocuteur ne répond à leurs demandes : le directeur est parti en raison de ses démêlés avec des responsables syndicaux ; il ne sera remplacé qu’en septembre ; préfet, ARS et Ministère n’apportent aucune réponse concrète ; et le Président du Conseil d’Administration de l’Hôpital, le Maire d’Aiacciu, est en campagne pour sa réélection et a manifestement d’autres chats à fouetter.
Face à cette absence totale d’écoute, les personnels ont décidé jeudi 12 mars de manifester devant la Préfecture. Ils y constatent dépités que le Maire d’Aiacciu, qui tient meeting le soir-même à 100 mètres de là, n’a pas daigné leur apporter le moindre soutien. Aussi, quittant la Préfecture, certains font un crochet par le meeting de Stéphane Sbraggia pour se faire entendre.
À peine arrivés ils sont expulsés de la salle sans ménagement, ni même le moindre respect, par un service d’ordre musclé. C’est ce qui s’appelle « se tenir à l’écoute des ajacciens et de leurs problèmes du quotidien ».
Depuis lundi, ils peuvent compter sur les dix élus du groupe Aiacciu Vivu pour les soutenir ! •

Mediterràniu Minaccia d’un metanieru in deriva
450 tunnellate di fiulu pisìu, 250 tunnellate di gasoil è più di 60.000 tunnellate di gasu naturale lìquidu, u metanieru rùssiu Arctic Metagaz deriva in Mediterràniu, senza marinari à bordu, è à 90 chilòmetri di Malta, trà Sicilia è Libìa…
A minaccia hè reale ma pocu sò à preoccupassi di stu battellone abandunnatu in mare. Dice WWF chì s’ellu scappa u fiulu « a pulluzione di l’acqua o di l’ària sarebbe durèvule ». Perchè ci hè dinù u rìsicu chì u sistema per rinfriscà u gasu lìquidu caschi in panna. Vale à dì un rìsicu di splusione è di pulluzione di l’ària. Partutu da a Russia per andà in Egitta, u bastimentu ghjove à cunturnà e sanzioni contr’à a Russia. Moscù accusa l’Ucràinia d’avè mandatu un dronu nant’à u bastimentu fendu scappà i marinari è, dapoi quasi un mese, u battellu deriva. Un operazione per rimorcalu sin’à in Libìa hà da esse pruvata da a sucietà libiana National Oil Corporation è a sucietà taliana Eni.
L’affare mostra ch’ellu hè urgente di prende risuluzioni à livellu internaziunale à favore di a prutezzione di i mari. Spessu in tempu di guerra… •








