5 di maghju L’appuntamenti
19 morti, 2.357 feriti. Cum’è tutti l’anni, ci ritruveremu di fronte à a stela di u ricordu, stu 5 di maghju. Parechje iniziative sò state urganizate in Corsica in memoria di e vìttime di a più grande catastrofa di u sport francese. Sensibilisazione, attelli, scontri, macci… l’umagi cuntinuèghjanu sta simana :
4 di maghju, à 7 ore di sera. Filmu à u sinemà Le Studio « 5 mai 92 ». Entrata gràtisi.
5 di maghju, à 5 ore, umagiu di fronte à a stela di u ricordu. À 6 ore è mezu, à a Catetrala Santa Maria, Messa.
16 è 17 di maghju, à pàrtesi di 10 ore in Bravona, Stadiu Santa Grimaldi, challenge Santa Grimaldi (categorie U10-U11).
17 di maghju, accolta di fronte à a stela Santa Grimaldi.
30 di maghju, turneu di i prufessiunali di salute di u Centru uspitalieru di Bastia. Trofeu « 5 mai ».
Da u 27 d’aprile sin’à u 10 di maghju, vèndita di magliette à u prufittu di u Cullettivu è di l’associu Jean-Toussaint chì s’impegna contr’à u cuttighjamentu sculare è pè a prutezzione di tutti l’elevi. A so presidente, Nathalie Santoni hà persu u so figliolu di 15 anni, Jean Toussaint, è travaglia à sensibilizà i giòvani in i cullegi è i licei da mette in ballu azzioni di prevenzione è liberà a parulla. •

Turchinu, biancu… neru ! U mo cinque di maghju di u 1992
Publié récemment sous ce titre, c’est le « témoignage d’un vécu et d’un combat pour la mémoire ». Le témoin est notre ami Didier Grassi. Un passionné du Sporting depuis sa plus tendre enfance. Un collègue journaliste. Il commentait les matchs à l’époque du drame pour Radio Corse International. Une victime. Placé tout en haut de la tribune maudite, dans la dernière rangée, celle des places réservées à la presse, il est tombé, précipité dans le vide avec des milliers d’autres. Sa chance : il a perdu connaissance et n’émergera qu’à l’hôpital. Après s’ensuit un long calvaire, opérations après opérations, souffrances physiques, mais aussi morales, mué dans un silence pendant des années. Et puis le déclic, lorsque les instances du football français décident de fixer la finale de la coupe de France le jour du 20e anniversaire de la catastrophe. Il fait partie de ces victimes ou enfants de victimes qui se révoltent et décident de reprendre la parole. « 20 ans après la tragédie, au moment où la Fédération Française de Football envisageait de faire jouer une finale de Coupe de France ce 5 mai 2012, ça m’avait paru quelque chose de fou. Ça a provoqué chez moi, comme chez beaucoup de personnes, et notamment du côté du Collectif, auquel je n’appartenais pas à ce moment-là, un ressentiment de frustration, de colère. Comment pouvait-on envisager jouer une finale de Coupe de France le jour du 20e anniversaire de la tragédie. Et donc, ça m’a libéré, quelque part, en termes de paroles publiques ».
Le livre évoque ces années passions de la première finale de coupe de France du Sporting en 1972 à cette fameuse demi-finale contre l’OM
20 ans plus tard, l’ambiance et la ferveur du public ce soir-là et puis le drame. « Le témoignage que je rends dans ce livre, ce que j’ai vécu ce 5 mai, pendant très longtemps je n’ai pas réussi vraiment à l’exprimer publiquement. Ce récit retrace mon expérience personnelle de la tragédie, de l’avant à l’après, du chaos à la reconstruction, et du combat pour la mémoire collective. Une histoire intime, mais aussi un hommage à toutes celles et ceux qui ont été touchés ce soir-là et qui, depuis, se battent pour que jamais on n’oublie » témoigne encore Didier Grassi.
Les bénéfices de la vente du livre seront reversés au collectif des Victimes du 5 mai 1992 et de l’Associu Sporting Bastia 92. •








