Arritti rivene nant’à i messagi di a manifestazione di u 15 di nuvembre 2025 in Aiacciu è Bastia. Quì, l’intervenzione in Bastia di Anna Luciani, à nome di l’associ di a difesa di l’ambiente.
« Cette déclaration je la fais au nom d’U Levante, du Garde et de la Sentinella. Bien sûr la lutte antimafia concerne la drogue, les marchés publics dévoyés, et beaucoup d’autres choses. Mais elle concerne aussi la spéculation immobilière. Depuis plus de 10 ans, U Levante a tenté d’alerter l’opinion en questionnant : ne voyez-vous pas le système mafieux qui s’installe ?
En effet, les promoteurs influents ne se sont jamais laissé barrer la route des profits. Certains sont à la tête d’organismes officiels ou de quelques bandes qui aujourd’hui tentent de se partager le territoire à coup d’assassinats.
Les constructions sur les rivages constituent des sources de revenus gigantesques. Se placer en travers de leur route aujourd’hui, c’est prendre de très gros risques. L’île est au centre d’une guerre pour ses rivages aujourd’hui. Une guerre pour les profits qui laisse toute place à une mafia. C’est-à-dire à des organisations criminelles ou non, dont les activités illégales reposent sur une stratégie d’infiltration de la société civile et des institutions. Soyez-en convaincu, la gangrène est partout présente malheureusement.
Deux préfets ont parfaitement résumé la situation corse. Amaury de Saint-Quentin, le 28 janvier 2025 disait : le crime organisé imprègne l’intégralité de la société corse.
Pour Jérôme Filippini, le 7 mai 2025, ce sont des gens dont l’agenda est de prendre le pouvoir sur des secteurs économiques, des secteurs géographiques. L’idéal de ces gens-là c’est de ne même plus avoir à tuer parce qu’ils ont pris le pouvoir. Ils fixent les règles. Ils sont au pouvoir.
Pour U Levante depuis longtemps une société devient mafieuse si elle accepte que certains citoyens puissent s’enrichir, notamment grâce à des complicités d’élus et/ou des services de l’État, en violant en toute impunité l’État de droit et la loi, en bafouant le principe de l’égalité des Corses devant celle-ci.
Aujourd’hui, nul ne peut nier l’existence et l’emprise des systèmes mafieux sur notre île, ceux dont la criminalité organisée, comme les pratiques mafieuses de sociétés spéculatrices en matière d’urbanisme avec bien sûr possibilité de blanchiment d’argent et de spoliation des richesses et ressources de notre patrimoine naturel.
Il est impératif que la légalité soit respectée par tous, et que l’État en soit garant afin que la mafia soit boutée hors de tous les secteurs d’activités.
Nous devons dire que nous faisons tous parties de l’antimafia et agir. Se taire reviendrait à accepter que la loi des plus forts et des plus violents gouverne la Corse.
Pour lutter contre la pérennisation d’une mafia ici, la Corse a besoin de toutes et de tous ». •
La commission antimafia de l’Assemblée de Corse a tenu sa première réunion ce vendredi 28 novembre 2025 à Aiacciu.
Elle est composée de 35 membres :
le président du Conseil exécutif de Corse ;
la présidente de l’Assemblée de Corse ;
2 représentants de chaque groupe politique de l’Assemblée de Corse ;
1 représentante non-inscrite ;
1 représentant de chaque association des maires de Corse ;
1 représentant de la Chambre des territoires ;
la présidente du CESEC ou son représentant ;
1 représentant de l’Assemblea di a Ghjuventù ;
la présidente du Comité d’évaluation des politiques publiques ;
le président de l’Università di Corsica ;
1 représentant de la Chambre des métiers et de l’artisanat ;
1 représentant de la Chambre d’agriculture ;
3 représentants du collectif Maffià Nò, A Vita lè ;
3 représentants du collectif anti-Maffià Massimu Susini ;
2 représentants de l’association U Levante ;
2 représentants de la Ligue des droits de l’Homme ;
1 représentant de la plateforme citoyenne de Corse ;
1 représentant de l’association Anticor.
« Organe consultatif sans équivalent en France ou dans les institutions territoriales européennes, elle a été instituée par un vote unanime de l’Assemblée de Corse » s’est exprimé sur les réseaux sociaux le président du Conseil exécutif Gilles Simeoni, « sa création traduit l’aspiration exprimée par la Corse tout entière : vivre dans une société corse apaisée, libre et démocratique. Parmi les premiers travaux à venir : sécurisation des marchés publics ; soutien institutionnel et économique renforcé aux victimes d’actes criminels de nature mafieuse ; réflexion sur les nouvelles formes de criminalité organisée et leur impact sur la société corse et réponses de fond à y apporter ».
Prochaine réunion le 19 décembre pour l’adoption du règlement intérieur et du calendrier de travail. •








