Pour Que Vivent Nos Langues Le rôle primordial des communes
Le collectif Pour Que Vivent Nos Langues a interpellé les candidats à l’élection municipale pour rappeler « l’importance de la mise en place de politiques communales, indispensables à la revitalisation des langues dites régionales ».
Créé en octobre 2019, le collectif s’est constitué sous forme associative en 2025 pour mieux structurer et consolider son action afin que d’autres acteurs associatifs s’y fédèrent. Regroupant structures de l’enseignement public et associatif, ainsi que du monde culturel pour les langues alsacienne, basque, bretonne, catalane, corse, flamande, gallo, occitane, poitevine, picarde, savoyarde, créoles et autres langues d’outremer, il œuvre à la mise en réseau de toutes ses composantes pour lutter contre leur mise en danger.
Le collectif mise sur tous les niveaux institutionnels et la commune en est un. « Le rôle des communes en tant que collectivités de très grande proximité avec les administrés est prépondérant », dit PQVNL qui appelle les candidats à s’engager notamment sur :
– les moyens alloués à la politique linguistique (création d’un poste de chargé de mission langue territoriale, vote d’un budget de fonctionnement propre à la politique linguistique…)
– la transmission de la langue (formation des agents municipaux, développement de l’offre d’enseignement en langue territoriale…)
– la pratique de la langue (développement de langue dans les services municipaux, travail de sensibilisation auprès des associations et commerces de la commune…)
– la visibilité de la langue (développement d’un bilinguisme équilibré dans la communication municipale, la signalétique des rues, des bâtiments publics…). •

Tavignanu Vivu Audience le 13 mars au Tribunal administratif
L’assemblée générale du collectif Tavignanu Vivu pour préserver de la pollution d’un centre d’enfouissement de déchets, le Tavignanu, second plus important fleuve de Corse qui dessert toute la plaine orientale, s’est tenue le 23 janvier à Aleria.
Le collectif essaie d’empêcher la dérogation à la préservation d’espèces protégées qu’essaie d’obtenir l’entreprise Oriente Environnement : chênaie, suberaie, pour les végétaux, qui sont l’habitat de nombreuses espèces animales protégées identifiées, 31 espèces d’oiseaux, 14 de chauve-souris, 5 d’amphibiens, 5 de reptiles, 2 d’insectes, une de gastéropode, le raspail, ainsi que de la tortue d’Herman.
Pour déroger à ces protections, le projet doit remplir trois conditions : être d’intérêt public majeur, démontrer qu’il n’existe pas d’alternative, ne pas nuire aux espèces protégées. Évidemment, il ne remplit aucune de ces conditions, « les arguments développés par Oriente Environnement sont mensongers voire complètement farfelus » dénonce Tavignanu Vivu qui organise plusieurs mobilisations sur le terrain le 7 mars.
Le 29 novembre 2023, le Conseil National pour la Protection de la Nature (CNPN) a émis un avis défavorable. À la suite, le préfet a pris un arrêté très argumenté refusant cette dérogation. Oriente Environnement a attaqué cet arrêté et c’est ce qui sera débattu par le TA le 13 mars à 9h30.
Aussi le collectif qui a produit un mémoire en soutien à celui de la préfecture, s’inquiète : « si le résultat de l’audience nous était défavorable, un appel ne serait pas suspensif et les travaux pourraient commencer ».
Soutenez le Tavignanu lors des divers rassemblements organisés le 7 mars : à Aleria au carrefour de la RT10 et RT50 à partir de 9h, à Aiacciu sur le grand marché à 10h, à Ìsula Rossa centre à 14h.
Et bien sûr, le 13 mars à Bastia pour l’audience devant le TA.
D’autres actions sont en cours, devant le Parlement européen notamment. « Le combat n’est pas terminé, la vigilance s’impose. » Per un Tavignanu Vivu ! •
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