Settimanale naziunalistu corsu dapoi 1966

N°2880

da u 13 à u 19 di marzu di u 2025

Exploitation de Nickel à Nonza

Le courage des élus, le rappel de la préfecture à l’entreprise

Nickel Cap Corse

le 20/03/2025

Par Lea Ferrandi

« Non » : c’est unanime, le Conseil exécutif de Corse ainsi que les maires des communes concernées par le projet polémique d’exploitation de Nickel sur la plage de Nonza sont vent debout contre ce projet. Du côté des autorités étatiques, particulièrement de la préfecture, un rappel aux différentes autorisations et vérifications nécessaires a été fait.

La Corse, depuis la nuit des temps, regorge de ressources attirant les convoitises dans tous les domaines. Nos paysages réputés pour leur beauté trouvent leur diversité dans les éléments uniques qui les composent, tels que le schiste, le cuivre, les terrains volcaniques et argileux, ses forêts… Là où un œil peu averti y voit seulement des couleurs et des vues de carte postales, beaucoup savent le potentiel économique de ces matières. Y compris de nos jours.

La plage de Nonza est célèbre pour sa couleur surprenante : noire-grise mettant en valeur les eaux turquoise qui la bordent, elle doit sa couleur à une ancienne exploitation d’amiante présente au milieu du XXe siècle.

Aujourd’hui, elle est l’objet d’un nouveau projet : l’exploitation de nickel. L’entreprise Corsica Ressources, filiale de l’entreprise canadienne Aurani, est à l’origine de cette demande d’exploitation qui a eu lieu il y a au moins un an, auprès des autorités nationales comme des maires. Seulement, aujourd’hui, les élus dénoncent une exploitation qui ne leur a pas été présentée sous son vrai jour à ses débuts.

Dans un entretien accordé à notre confrère Corse Net Infos publié le 14 mars dernier, Jean-Marie Dominici, maire de Nonza, exprime sa colère et son opposition face au projet d’extraction de la plage située sur la commune dont il a la responsabilité. Il dénonce un projet qui n’a pas été présenté sous son vrai jour la première fois. « On nous a présenté le projet en nous disant “Voilà, on a cette idée. Il y a beaucoup de nickel sur vos plages, c’est une forme de dépollution. Nous n’utiliserions que des moyens non chimiques, mécaniques, […] il n’y aurait pas d’impact négatif” ». La réalité serait bien moins vertueuse : il s’agirait d’un bateau spécialisé qui retournerait toute la plage pour en extraire le nickel, en passant par une partie du côté végétalisé. Pour ce faire, préalablement, il y aura la nécessité de faire des forages profonds, a une quinzaine de mètres. Jean-Marc Dominici dénonce un projet qui aura pour conséquence le fait de perturber la nature et le fragile équilibre de la zone, qui s’est stabilisé depuis la fin de l’exploitation de l’amiante dans les années 1970. « Les dégâts sont inévitables, donc ils sont inacceptables. »

Le maire a trouvé des soutiens nombreux dans cette position, notamment parmi les autres maires du Cap Corse, comme le maire de Roglianu Patrice Quilici, et le maire d’Ogliastru, Jean Toussaint Morganti, qui a : « rappelé à l’État que la plage relevait du domaine public maritime. J’ai aussi précisé qu’avant les impacts environnementaux ou sanitaires, il y avait l’avis de la population qui comptait. Et, aujourd’hui, la population est à 90 % contre. » L’Assemblée de Corse, via son président de l’Office de l’environnement et une motion déposée par le groupe majoritaire et votée à l’unanimité par l’ensemble des élus avec le soutien du Conseil exécutif.

Face à ces inquiétudes, le rappel de la préfecture à l’entreprise

Face à cette situation, il était attendu une réaction des pouvoirs publics. Elle ne s’est pas fait attendre, et a été concise. Dans un communiqué paru le 13 mars, la préfecture a rappelé à l’entreprise que « compte tenu des caractéristiques du territoire […] le cadre réglementaire dans lequel le projet serait instruit si sa pertinence est confirmée à l’issue des premières expertises que souhaite mener Aurania Ressources. » La préfecture fait ensuite un rappel aux différentes autorisations nécessaires avec une liste des instances concernées, notamment le ministère de la Transition écologique, le préfet maritime, ainsi que les institutions et organismes corses comme le parc naturel marin du Cap Corse et de l’Agriate ainsi que les évaluations d’incidences sur les zones Natura 2000 et la conformité avec le Padduc. Également, la possibilité d’une enquête publique, que l’on pourra imaginer comme fortement défavorable à son issue, a été également mentionné. •

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