Settimanale naziunalistu corsu dapoi 1966

N°2923

da u 12 à u 18 di ferraghju di u 2026

Océan Arctique

Les nouveaux enjeux du réchauffement climatique

Banquise

le 14/02/2026

Par François Alfonsi

L’océan glacial Arctique est une mer qui s’étend sur un peu plus de 15 millions de km2, y compris les vastes « mers intérieures » entre Canada et Groënland, au total six fois seulement la surface de la mer Méditerranée. Sa représentation « à plat », dans le Grand Nord des cartes qui ont la Méditerranée au centre, a installé dans notre perception l’impression d’une réalité beaucoup plus vaste qu’il nous faut corriger pour mieux comprendre les enjeux stratégiques sur lesquels Donald Trump vient de braquer les projecteurs.

Cet espace, qui a le pôle Nord en son centre, a entamé, avec les effets du réchauffement climatique, sa sortie d’une totale glaciation qui l’a occulté depuis le début de l’Histoire et de la préhistoire humaine. D’ici la fin du 21e siècle, il pourrait accueillir deux nouvelles routes stratégiques du commerce mondial.
Comme la mer Méditerranée, l’océan Arctique s’étire d’Est en Ouest et compte deux rives opposées. D’un côté il communique à l’Est avec l’océan Pacifique au niveau du détroit de Béring. De l’autre côté, il débouche sur la mer du Nord et l’océan Atlantique au niveau de l’Europe, entre Groënland et Norvège.

Aller directement d’une rive à l’autre de l’océan Arctique, comme l’on va de Marseille à Alger, sera presque impossible en raison de la glace qui restera présente, durant le long hiver polaire, au niveau du pôle Nord géographique. Par contre, comme le réchauffement climatique provoque de façon accélérée la fonte des glaces au plus près des deux rives terrestres, deux routes maritimes pourront s’ouvrir le long des côtes, de part et d’autre de la calotte glacière.
L’une de ces routes entre Pacifique et Atlantique longera principalement la Russie, dont le territoire est immense, jusqu’à sa toute dernière partie qui est limitée aux côtes Nord de la Scandinavie, Finlande et Norvège. L’autre route qui lui fait face en partant du détroit de Béring longe l’Alaska américain, puis le très vaste Canada jusqu’au Groënland, qui peut être contourné par le Sud dont les eaux sont d’ores et déjà navigables. La mer du Labrador entre Canada et Groënland s’ouvre alors directement vers les rives américaines de l’Atlantique. Mais, dès que le réchauffement climatique, qui frappe le Pôle Nord beaucoup plus fortement que le reste de la planète, aura fait son œuvre, le contournement par le nord du Groënland permettra aussi de déboucher rapidement sur la mer du Nord au niveau de l’Islande et des îles Féroë, c’est-à-dire aux portes mêmes du grand marché européen.


La navigation côtière, à laquelle ces deux routes maritimes du futur sont assignées par la présence de la banquise, donnera dès lors un grand pouvoir de contrôle aux pays qui bordent l’océan Arctique.
D’un côté, la Russie contrôle 95% du linéaire, et on comprend alors mieux les récents rapprochements entre la Chine, super puissance économique exportatrice, et la Russie qui contrôle l’essentiel de cette nouvelle route maritime vers l’Europe qui est un des grands marchés de l’économie chinoise.
De l’autre côté, les côtes sont contrôlées par l’Alaska américain, le Canada et le désormais incontournable Groënland. Pour « l’Ouest » en général, Europe et Amérique, et aussi, à l’autre bout, pour des puissances alliées économiquement fortes comme le sont la Corée du Sud, Taiwan et le Japon, cette seconde route sera donc primordiale.
Les bouleversements géostratégiques qui découleront des effets du réchauffement climatique vont plus vite que prévu. La fonte des glaces est en effet bien plus rapide que ce que les experts du GIEC, le groupe de travail formé par les scientifiques du monde entier, avaient envisagé au début de leurs travaux.
Du coup, les grandes puissances accélèrent elles aussi leurs évolutions diplomatiques, ce que le monde vient de constater en observant l’agitation fébrile de Donald Trump à propos du Canada et du Groënland.

Le paradoxe le plus étonnant de cet épisode diplomatique est qu’il a été agité par les USA et Donald Trump qui ont ainsi manifesté ainsi qu’ils avaient pleinement conscience de la réalité concrète du réchauffement climatique. Alors que, dans le même temps, le même Donald Trump ne cesse de proclamer son climato-scepticisme, qualifiant les prévisions du GIEC de « plus grosse arnaque » de l’Histoire.
On a là l’illustration du comportement schizophrène de la nouvelle administration américaine qui, d’un côté, nie le réchauffement climatique et se retire des politiques initiées par les Accords de Paris sur le Climat, et, d’un autre côté, manifeste son impatience de maîtriser les effets géopolitiques de son inéluctable avènement. •

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