Settimanale naziunalistu corsu dapoi 1966

N°2885

da u 17 à u 23 d'aprile di u 2025

Internaziunale

Pour la reconnaissance internationale immédiate d’un État palestinien

Palestine

le 20/04/2025

Par François Alfonsi

Emmanuel Macron a annoncé que la France s’apprêtait à reconnaître à son tour un État palestinien officiel, suivant l’exemple de l’Irlande, de l’Espagne, de la Slovénie et de la Norvège, quatre autres États occidentaux qui l’ont fait en 2024, alors que la guerre faisait rage à Gaza.

Cette offensive diplomatique en faveur de la création et de la reconnaissance officielle d’un État palestinien de plein exercice, doté d’un droit imprescriptible à l’autodétermination, a été accueillie par une bordée d’injures de l’extrême-droite israélienne, à commencer par le fils de Benyamin Netanyahu, encarté chez les ultras qui rêvent d’une annexion totale de Gaza et de la Cisjordanie par Israël.

Son père, premier ministre en exercice, a désavoué sa virulence, mais il a repris à son compte l’essentiel du message : « Nous n’accepterons pas de leçons de morale sur la création d’un État palestinien qui mettrait en danger l’existence d’Israël, de la part de ceux qui s’opposent à l’indépendance de la Corse, de la Nouvelle-Calédonie, de la Guyane française et d’autres territoires, dont l’indépendance ne menacerait en rien la France. »

Cette réponse instrumentalisant au passage la question corse montre bien que cette démarche de la France, qui peut en entraîner d’autres au sein de l’Union européenne, est un danger pour les va-t’en guerre israéliens qui font de l’éradication militaire de la question palestinienne l’objectif réel de la guerre menée contre le Hamas, depuis que ce mouvement au pouvoir à Gaza a perpétré les massacres terroristes du 7 octobre 2023.

En effet, cette reconnaissance internationale est le seul moyen de préserver l’espoir d’une solution à deux États, capable de restaurer une égale dignité entre israéliens et palestiniens, condition préalable d’un avenir de paix et de dialogue entre les deux peuples aujourd’hui en guerre ouverte à Gaza, et en guerre larvée en Cisjordanie où les accrochages se multiplient tandis que la colonisation israélienne s’accélère.

Israël a depuis le 18 mars procédé à de nouveaux bombardements meurtriers. Son armée est convaincue d’avoir délibérément ciblé des familles de civils et des convois humanitaires, dans des crimes de guerre qui montrent avant tout sa grande difficulté à « éradiquer le Hamas » selon l’objectif fixé à la guerre enclenchée à Gaza.

Lors les échanges de prisonniers durant la trêve en ce début d’année, les parades militaires organisées à Gaza par le Hamas ont montré que l’armée israélienne, même vainqueur militairement et maître du terrain, n’arrive pas à localiser et à réduire à néant les combattants palestiniens, signe probant qu’ils sont à Gaza « comme des poissons dans l’eau » au sein de la population, malgré les souffrances subies, plus de 50.000 morts en deux ans, parmi 2,2 millions d’habitants.

Aussi ce conflit est sans perspectives, et les crimes de guerre perpétrés ces derniers jours ne font que souligner cette réalité, la cruauté des bombardements de civils et de convois humanitaires exprimant l’impuissance à s’en prendre à des cibles militaires crédibles.

Actuellement la guerre de Gaza est à un point de bascule. Le Hamas détient encore une soixantaine d’otages, dont plus de la moitié sont considérés comme déjà morts par l’armée israélienne. De nouvelles médiations sont engagées autour de seize de ces otages, après que la trêve de janvier dernier a permis la libération de plusieurs dizaines d’entre eux.

Mais ces tractations autour de la question des otages auront nécessairement une fin. Et la question de l’avenir institutionnel des territoires palestiniens va inévitablement se poser. Chaque fois qu’une nouvelle autorité internationale reconnaît l’État palestinien, la perspective d’un avenir de paix s’ouvre davantage. Donner corps à cet État palestinien sera un long combat diplomatique, et la question de sa gouvernance sera déterminante car le Hamas, qui refuse de reconnaître Israël, et en raison de ses crimes terroristes d’octobre 2023, ne peut être porteur d’une paix avec Israël. Mais le peuple palestinien ne sera pas éradiqué, ni déporté dans des camps de réfugiés comme l’a suggéré Donald Trump pour faire place à Gaza à ses projets immobiliers.

Israël, pour vivre en paix, devra composer avec le peuple palestinien et ses futurs représentants. Et cette négociation devra se faire à égalité de reconnaissance internationale, pour les palestiniens comme pour les israéliens, d’État à État. •

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