Jean Luc Albertini, éleveur, militant de sa terre et de son peuple depuis de longues années, a été la victime d’un incendie criminel contre son commerce de vente directe des produits de son exploitation et de ceux de ses amis producteurs à Sagone.
L’agression qu’il a subie ressemble en tous points à celles qui assombrissent régulièrement le climat de la Corse. Elles sont le produit de l’emprise mafieuse qui règne sur l’île, et particulièrement dans le secteur sensible du Pumonte/Cinarca où plusieurs bandes mafieuses sont répertoriées.
Le moindre différend, personnel, commercial ou autre, devient le prétexte d’agressions répétées, dont l’incendie volontaire est devenu la forme banalisée à Sagone comme à Saint Florent contre un batelier réputé pour son professionnalisme. Une altercation, une rivalité commerciale, un différend, une plainte déposée, tout sert de prétexte à des actes malveillants à Aiacciu, en Marana, à San Fiurenzu ou à Sagone.
Les effets sont en cascade : une saison avortée qui met la société commerciale en péril, un sinistre de trop qui fait fuir les assurances, et des intimidations à répétition qui épuisent les résistances. C’est ainsi que la mafia fait son nid, qu’elle occupe le haut du pavé, et qu’elle finit par exclure le peuple corse honnête de sa propre terre.
Face à ces agressions continues et croissantes, une seule réponse : la solidarité des forces vives. Pour que le banditisme recule enfin dans notre île. •

U sustegnu di Femu a Corsica
« U cummerciu di Jean-Luc Albertini, pastori, agricultori è militanti naziunalistu, hè statu toccu da un incendiu criminali, in Saone.
Issa malfatta vigliacca è vargugnosa si scrivi in un cuntestu più ch’è pisivu in Corsica, chì ci imprimurisci è chì ùn pudemu accittà.
A Corsica ch’è no bramemu è ch’è no faremu, hè quidda di l’omi è di i donni chì stantani u so pani, micca quidda di i latri, di i furdani è di l’inviglia.
Femu a Corsica porghji u so sustegnu fraternu à Jean-Luc Albertini è à i soii.
Saremu à fiancu à eddi issa dumènica à l’addunita privista sopralocu. »

« À San Fiurenzu, l’outil de travail de Fanfan Mei, honnête travailleur a de nouveau été visé par un incendie criminel.
Femu a Corsica apporte son soutien à Fanfan et à sa famille. Au-delà de la solidarité naturelle due aux victimes, nous réaffirmons notre volonté de nous opposer à ces méthodes crapuleuses.
Pour Femu a Corsica c’est par le respect de la valeur travail et de l’honnêteté que se construit un projet de société. Visiblement ces valeurs sont inconnues par ceux qui veulent mettre la société corse au pas. Nous nous y opposerons toujours. » •








