Arritti hà apertu quì una rubrica per fà cunnosce a grandezza di Pasquale Paoli à traversu sfarente testimogni di ghjente chì l’anu cunnisciutu, ma dinù citazioni stesse di u Babbu. Eccu torna qualchi sprichju chì dìcenu a so grandezza è quant’ellu hà ludatu a libertà di a Corsica.
Ottesima parte
Più si leghje nant’à Paoli, più si capisce u so mèritu è quant’ellu hè stata diffìciule per ellu di pruvà à unisce i Corsi, à tempu di custruisce una nazione è di dà capu à i so nemichi, u rè di Francia è i Genuvesi… Difficultà tradutta ind’è a so brama è ricummandazione à i Corsi frà e più putente :
« Cuore in fronte è strada dritta ! »
È quant’ella hè stata dura dinù, a ferita di Ponte Novu è a scelta di parte in esiliu, forse da ùn fà cascà troppu a ripressione nant’à u so pòpulu. Ma si sà quant’ella hè stata tremenda quantunque…
« Notre heureux gouvernement est renversé, tous nos amis sont morts ou prisonniers et à nous qui avons le malheur de vivre jusqu’à aujourd’hui pour voir la ruine de notre pays, il ne nous reste que la triste alternative de la mort ou de l’esclavage… Il ne nous reste qu’à nous frayer un chemin, le fer à la main, à travers nos ennemis, pour aller attendre des temps plus heureux et conserver des vengeurs à la Patrie ou terminer notre honorable carrière en mourant glorieusement comme nous avons vécu… »
Stu sacrifiziu ch’ellu hà fattu partendu in esiliu l’averà fatta pè i soi, vistu l’impussibilità di resiste di pettu à a putentona armata francese. Ci vulìa à parte. Sapìa u Babbu, l’affidata è ancu a devuzione sin’à a morte di i so suldati… cume a dice sta lèttera d’un suldatu feritu à a battaglia di Furiani in u 1763. Ssu testimognu ci conta l’immensa amore chì u pòpulu corsu purtava à u so generale è tandu, tutta a disgrazia umana ch’ella hè stata sta disfatta di a giòvana Nazione corsa di pettu à l’oppressore genuvese.
« Puisque Dieu m’appelle à l’éternité de son Paradis, je ne veux pas manquer de vous assurer que pour notre Patrie je meurs et je mourrais volontiers mille fois plutôt que de laisser trêve à ces infâmes génois !
Je vous demande pardon si dans l’action je n’ai fait que mon devoir ; je demande pardon aussi à tous les capitaines si jamais j’ai négligé de leur obéir et ce pardon, je suis sûr de l’obtenir parce que je n’ai pas une autre vie à mettre encore au service de la Patrie.
Je vous recommande mon père et ma mère afin que si l’occasion l’exige vous ayez soin d’eux, vous qui êtes le Père de tous. Je prierai toujours pour vous le Très-Haut afin qu’il vous fasse vainqueur de la République de Gênes et que comme chef de notre Nation, il vous donne la force et le courage contre l’ennemi.
Enfin je vous souhaite une bonne santé.
Cette lettre, je l’écris aujourd’hui 20 juillet et demain je serai dans la tombe au milieu des cadavres des autres bons Patriotes qui ont répandu leur sang pour leur Patrie.
Votre affectionné sergent,
Antoine Cristofari de Pietralba. »
« Cuore in fronte è strada dritta ! »
Parlendu di Paoli è di u so pòpulu, Voltaire conta in u so « Précis du siècle de Louis XV »…
« Il était plus législateur que guerrier ; son courage était dans l’esprit ; il dirigeait toutes les opérations militaires. Enfin il eut l’honneur de résister à un roi de France près d’une année. Aucune puissance étrangère ne le secourut. Quelques Anglais seulement, amoureux de cette liberté dont il était le défenseur et dont il allait être la victime, lui envoyèrent de l’argent et des armes ; car les Corses étaient mal armés… leur arme principale était leur courage. Ce courage fut si grand que, dans un des combats, vers une rivière nommée le Golo, ils se firent un rempart de leurs morts, pour avoir le temps de charger derrière eux avant de faire une retraite nécessaire ; leurs blessés se mêlèrent parmi les morts pour raffermir le rempart. On trouve partout de la valeur ; mais on ne voit de telles actions que chez des peuples libres. Malgré tant de valeur ils furent vaincus. Le comte de Vaux, secondé par le marquis de Marbœuf, soumit l’île en moins de temps que le maréchal de Maillebois ne l’avait domptée.
Le duc de Choiseul qui dirigea toute cette entreprise eut la gloire de donner au roi, son maître, une province qui peut aisément, si elle est bien cultivée, nourrir deux cent mille hommes, fournir de braves soldats, et faire un jour un commerce utile. » •








