Proposé par Gilles Simeoni pour lui succéder comme président du Conseil exécutif, Gilles Giovannangeli a pris ses fonctions pour deux années d’un mandat qui prendra fin en mars 2028.
Conséquence de l’élection municipale qui a porté Gilles Simeoni à la tête de la municipalité bastiaise, l’élection de Gilles Giovannangeli pour le remplacer à la tête du Conseil exécutif de la Collectivité de Corse n’est pas qu’un simple passage de relais, même si la continuité politique de son action sera indubitablement assurée de façon fiable et fidèle.
Moins connu de l’opinion que son prédécesseur, le parcours politique du nouveau président du Conseil exécutif n’est pas moins ancien et pas moins dense.
Dans les années 80, il a vingt ans et il est un des 32 prisonniers politiques dont les noms sont alors publiés dans les appels à la solidarité des organisations de soutien à la lutte de libération nationale. Jeune militant du FLNC, il avait été incarcéré, durant deux ans et demi, pour un attentat perpétré contre un établissement bancaire.
On ne mesure jamais vraiment assez le poids, dans notre société, de ces centaines de jeunes qui sont passés par les procès, les condamnations et les années de prison pour défendre leur nation. Le nombre et la force de ce vivier de militants a été déterminant pour arriver à la situation de la Corse d’aujourd’hui, et Gilles Giovannangeli y a pris sa part en en payant le prix.
Quarante ans après, son profil a bien sûr changé ; les années sont passées, la déception d’une clandestinité ravagée par les affrontements fratricides aussi, mais les convictions profondes sont restées ancrées dans son parcours qui a suivi, durant lequel il a affirmé ses compétences de gestionnaire, comme maire de Lecci, comme dans sa vie professionnelle.
D’aucuns s’interrogent sur la difficulté qu’il y a à succéder à un président aussi charismatique et aussi médiatique que Gilles Simeoni. Qu’ils se rassurent : Gilles Giovannangeli saura faire valoir que le personnel politique nationaliste aujourd’hui aux affaires recèle de belles compétences pour l’avenir de la Corse.
En mettant en lumière une personnalité attachée au concret, cette nomination participera à convaincre les Corses de la force du collectif que représente Femu a Corsica et le mouvement nationaliste en général, riche de ses personnalités diverses et complémentaires.
Les premiers pas de Gilles Giovannangeli ont été aux côtés de Scola Corsa qu’il faut sauver du sabordage que l’État, ses ministres et ses préfets ont voulu orchestrer. Il s’y est pleinement investi, comme il le fera dans tous les dossiers qui vont se succéder dans les mois à venir. Tous nous pourrons compter sur sa force de travail et sa force d’engagement.
Arritti souhaite le meilleur à Gilles Giovannangeli dans les fonctions qu’il occupe désormais. •

Arritti tient à cette occasion à associer la mémoire de Marie France Giovannangeli, la sœur de Gilles, hélas trop tôt disparue. Marie France avait été la première femme militante nationaliste à exercer les plus hautes responsabilités dans le mouvement, à la tête du syndicat STC. Son ultime engagement avait été dans le collectif « a Maffia Nò, a Vita Iè ». Et Arritti ne peut oublier son soutien amical et constant. •








