Au moment de boucler ce numéro d’Arritti, nous apprenons qu’Alain Orsoni a été abattu d’un tir d’arme longue alors qu’il participait à la cérémonie d’enterrement de sa mère à Veru. Ce meurtre s’inscrit dans l’engrenage de violence qui frappe la Corse, auquel Alain Orsoni avait pris part notamment dans les années 90, au moment parmi les plus noirs de l’histoire de la Corse.
Il a été durant de longues années un leader nationaliste incontesté, intelligent, et dont la sincérité nationaliste était reconnue. Son rôle avait notamment été décisif quand, alors qu’il présidait le groupe politique proche de la clandestinité, l’Assemblée de Corse avait adopté en 1988, à une très large majorité, une délibération historique pour la reconnaissance du peuple corse.
Les circonstances de sa mort sont aux antipodes de ce qu’enseigne la culture corse dans son profond respect devant la mort, particulièrement lorsqu’elle touche une famille. Comme tout assassinat nous le condamnons fermement, mais il a choqué encore davantage la Corse en se produisant alors qu’Alain Orsoni participait à l’enterrement de sa mère.
Arritti reviendra sur ces circonstances et les conséquences de ce qui semble être un nouvel engrenage très inquiétant. •








