Ce n’est pas faute d’avoir tiré la sonnette d’alarme. Et ce n’est pas faute d’avoir argumenter. On ne peut pas faire de politique publique, quelles qu’en soit l’urgence, au détriment des lois qui ne sont pas là pour entraver mais qui permettent de faire évoluer le droit en faveur des besoins des populations, de l’environnement, et du bienêtre public.
Le projet de construction d’un centre de tri et de valorisation à Monte, en réalité une incinération déguisée doublé d’un coût de fonctionnement périlleux, a conduit riverains du collectif Golu et associations U Levante,
Le Garde, A Spiriata, Zéro Waste (Zeru Frazu en Corse), soutenus par les collectifs anti-mafia tous réunis au sein du collectif Corsica Pulita, à déposer plainte en dernier recours contre ce projet porté par le Syvadec pour un coût exhorbitant (79 M€ annoncé). L’État, lui, a annoncé financer le projet et a mis de ce fait la Collectivité de Corse « devant le fait accompli », Gilles Simeoni dénonçant « des conséquences financières désastreuses pour les contribuables » et les intercommunalités. Une position jugée contradictoire pour les associations puisque Monte reposera sur la filière dite CSR (combustibles solides de récupération), autrement dit une forme d’incinération.
Un permis de construire hors PLU était pourtant délivré par le maire de Monte et le projet a avancé malgré le site classé inconstructible : zone naturelle de culture (ZNC), espace stratégique agricole (ESA), proximité du Golu.
Le Tribunal administratif se réunissait pour en délibérer ce 26 juin 2026.
Et le rapporteur public a été clair : violation des règles d’octroi de permis de construire (accordé avant l’approbation du PLU) et des règles d’urbanisme de protection des terres agricoles.
Décision mise en délibéré au 10 juillet. •








