Beaucoup de monde ce 10 janvier sur l’esplanade du Vieux-Port de Bastia, lieu symbolique s’il en est. « C’est là que tout a commencé » a dit Gilles Simeoni se référant à la ville de sa jeunesse mais aussi à ce quartier du Vieux-Port jusqu’au Puntettu historique, fruit des premières luttes de la démarche municipale engagée en 2014, et à toute la façade maritime bastiaise. Des lieux qui parlent à celles et ceux qui ont accompagné le leader nationaliste dans son ascension.
Ce cliché bastiais du Vechju Portu et de ses deux clochers Saint-Jean, emblématique de la ville et très prisés des touristes, était en décrépitude « avant », abandonné à un entassement de véhicules, d’embouteillages et d’odeur d’essence… Aujourd’hui, la rénovation de tout le Vieux-Port, le mantinum avec son jardin Romieu rénové, son théâtre de verdure et son ascenseur qui le relie aux quais, le lycée maritime qui ancre l’avenir du Bastia maritime, l’esplanade du Vieux-Port magnifiquement réussie avec sa grande zone piétonne qui redonne leurs espoirs aux pêcheurs et aux commerçants et la superbe promenade qui relie Bastia Nord à l’Aldilonda et au Spassimare jusqu’à l’Arinella aux portes de Lupinu… qui ose dire encore que rien ne s’est fait à Bastia en 10 ans ? Et les projets continuent…
Côte à côte, Gilles Simeoni, candidat à la mairie de Bastia en mars prochain, et Pierre Savelli, maire sortant qui a bien su « garder la maison » avant ce retour aux sources du cœur et de la passion, pour Gilles Simeoni. Autour d’eux, des centaines de militants et sympathisants venus soutenir, impatients de s’enflammer à nouveau dans cet enjeu municipal qui « va conditionner la suite à Paris » a dit aussi Gilles Simeoni. Car « c’est là que tout doit recommencer ».
« On est entré dans une époque nouvelle. Il faut à la fois continuer ce que nous avons fait et renforcer, conforter, élargir la démarche, se donner de nouveaux défis à relever ensemble. »
Si le monde, l’Europe, la France, la Corse même a changé, Gilles Simeoni est le même. Un peu plus grisonnant, mais l’envie, l’engagement pour Bastia et pour la Corse, l’espoir suscité en 2014 sont intacts. Le peuple corse n’a jamais été aussi proche de cette revendication de l’autonomie après laquelle il court depuis maintenant 60 ans. La victoire bastiaise avait indiqué la voie à suivre il y a onze ans et bien des victoires ont été gagnées à sa suite. Tout n’a pas été facile, des moments difficiles ont été vécus. Il a fallu beaucoup de travail. Des échecs mais aussi des réussites. Et c’est d’ici que résonne à nouveau le « Mi ne vogu à cantà » du groupe Vitalba, qui reste le chant choisi pour rallier les partisans de cette nouvelle bataille municipale. Avec « la volonté à la fois de s’inscrire dans ce qui a été fait à Bastia et à la communauté d’agglomération » a rappelé Gilles Simeoni « et en même temps d’ouvrir un nouveau cycle avec les nouveaux enjeux que ce soit à l’échelle de la ville, de la communauté d’agglomération, du territoire et à l’échelle de la Corse bien sûr. On est entré dans une époque nouvelle. Il faut à la fois continuer ce que nous avons fait et renforcer, conforter, élargir la démarche, se donner de nouveaux défis à relever ensemble ».
Une démarche, une liste, qui seront présentées dans un second temps, des pourparlers étant toujours en cours, notamment avec Core in Fronte.
« Bastia a des atouts extraordinaires, qui doivent se conjuguer dans le cadre de l’action municipale, au niveau de l’intercommunalité avec un projet de territoire parce que Bastia n’est elle-même que lorsqu’elle est ouverte sur son environnement et son ancrage méditerranéen » a dit encore le candidat. « Il y a des problématiques générales que l’on va retrouver au niveau de Bastia mais aussi au niveau de la Corse. La lutte contre la spéculation, l’accès au logement, la place de la langue corse, de la culture, de l’éducation, comme facteurs de cohésion, et la prise en compte d’un certain nombre d’attentes et d’enjeux, je pense notamment au refus du communautarisme, à la volonté, au-delà des aspects de sécurité qui sont des façons trop réductrices d’approcher les choses, comment on construit de la cohésion au sein d’une société. Nous pensons fondamentalement que c’est par la force des politiques et par l’engagement de toutes les forces vives ».
Gilles Simeoni a réaffirmé sa volonté de remplir son mandat de maire, même s’il conservera des responsabilités à la région lui permettant de poursuivre les discussions avec l’État notamment concernant l’octroi d’un statut d’autonomie.
Incivilités, trafics de stupéfiants, logiques communautaristes, notamment dans les quartiers sud, logement, langue et culture, protection du commerce, développement de la ville et de son territoire, cohésion sociale, mobilité, santé, démocratie participative, notamment avec une Cunsulta citatina impliquant les Bastiais, le programme sera présenté dans les prochaines semaines. •








