Toujours ce 10 juillet, le procureur de Marseille annonçait avoir lancé un vaste coup de filet sur des transferts de déchets illicites entre la France et l’Espagne. Sites perquisitionnés (en Haute-Corse, dans les Bouches-du-Rhône, le Var, la Haute-Savoie, la Catalogne), plusieurs services sont impliqués dans cette vaste opération judiciaire, Europol, Eurojust, l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et la santé publique, l’unité national Cyber de la gendarmerie nationale, le service espagnol de protection de la nature (Seprona), la Guardia civile espagnole, le Pôle santé public et environnement, la Jirs (Juridiction interrégionale spécialisée)…
L’opération a mobilisé une centaine d’agents et plusieurs juges d’instruction ; les autorités soupçonnent l’exportation illicite de déchets du bâtiment vers l’Espagne, le détournement des procédures européennes, la falsification de documents, l’enfouissement illégal de plusieurs tonnes de déchets, la volonté notamment d’échapper au paiement de la taxe général sur les activités polluantes. Un caractère crapuleux qui confirme l’extrême vigilance à avoir concernant ce domaine des déchets très exposé au risque mafieux.
Les informations judiciaires se poursuivent. •








