Invité sur le plateau de Fr3 Via Stella, Gilles Simeoni a annoncé sa candidature à l’élection municipale de Bastia 2026. Extraits.
« Oui je serai candidat à Bastia en tête de liste. Ça procède d’un choix murement réfléchi, partagé avec l’ensemble de celles et ceux avec qui j’ai analysé la situation… Si je suis élu, j’exercerai le mandat de maire intégralement. Cette question-là impose aussi de dire aux Bastiaises et aux Bastiais, et à l’ensemble des Corses, comment je vois la suite, puisqu’être maire impose de ne pas conserver la fonction essentielle de président du Conseil exécutif… Ce choix vient aussi à un moment où viennent de s’écouler dix années. Le bilan que je porte à titre principal avec celles et ceux qui pendant ces dix ans ont contribué à l’exercice des responsabilités, est globalement un bilan dont je pense pouvoir être fier, même s’il a sa part de limite et même si beaucoup reste à faire… Je le redis avec solennité, chaque décision que j’ai prise, l’a été au nom de l’intérêt général et de l’intérêt du peuple corse…
L’autonomie, c’est le combat de ma vie… Elle vient sanctionner des décennies de combats et concrétiser ce que nous avons fait, et ce combat-là je vais continuer à le mener, y compris si ce n’est pas à la place qui est la mienne actuellement… Ça veut dire que nous allons discuter de ma place dans ce dispositif qui ne sera plus celle de président du Conseil exécutif, mais une place qui me permettra d’assumer cette conquête de l’autonomie qui se fera entre avril et septembre…
J’ai dû partir en 2014 de Bastia où les Bastiais m’avaient fait confiance… Je retourne à Bastia là où les choses ont commencé et là où les choses doivent être continuées, je rends à la fois hommage à l’action qui a été accomplie à la fois par le maire Pierre Savelli et par l’action municipale… La décision est partagée entre nous. Il y a un enjeu de continuation et il y a un enjeu de renouvellement, y compris au plan stratégique, à Bastia et ailleurs…
Notre objectif, c’est de faire converger l’ensemble des nationalistes. Ça ne se fera pas du jour au lendemain, mais ça doit être engagé. C’est aussi de faire converger l’ensemble des forces de progrès. Si nous arrivons à faire ça,… malgré les difficultés, malgré le drame de l’assassinat d’Yvan Colonna, malgré la fermeture de l’État, je considérerai que nous avons fait ce que nous devions faire. À partir de là, avec l’autonomie,et en 2028, s’ouvrira un nouveau cycle dans l’histoire contemporaine de la Corse. D’autres femmes et d’autres hommes, sans doute plus jeunes que nous, auront à assumer les responsabilités. Nous devons le préparer aussi. Et en ce qui me concerne, pour être très clair, je verrai comment je peux contribuer à la fois à passer le flambeau, à la fois enraciner les victoires, à la fois préparer le lendemain. Vous le savez la Corse et le peuple corse, ça a construit toute ma vie et ça continuera à le faire… » •








