« Depuis la tragique provocation d’Aleria, le Peuple Corse se mobilise. Les prises de position, ventant de tous les horizons sociaux et politiques, viennent conforter ceux que l’on avait voulu présenter comme des “rebelles”. Les messages de sympathies affluent dans les différents sièges des comités de soutien et directement dans les prisons parisiennes. Dans les villages de Corse, et les quartiers de villes, les entreprises, se forment des comités de soutien aux patriotes emprisonnés. Un peuple se mobilise.
ISULA MORTA.
À l’appel des comités anti-répressions, la Corse se transformait lundi 1er en “Isula morta”. Jamais une grève n’avait atteint en Corse une telle ampleur, avec une telle spontanéité. C’était véritablement tout un peuple qui gravement et avec détermination prenait la défense de ses enfants injustement poursuivis, et de sa liberté.
La preuve était faite de l’extraordinaire enracinement, dans toutes les couches d’âge et dans toute la Corse, du sentiment corse et de la solidarité avec ses défenseurs. » •
Extraits d’Arritti du 5 septembre 1975.









