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Mayotte

La crise ne fait que commencer

Mayotte1

le 29/03/2018

La départementalisation de l’île comorienne de Mayotte était une impasse. La crise politique qui s’y développe ne fait que commencer.

Fallait-il bousculer le droit international il y a quarante ans à Mayotte, une des quatre îles peuplées de l’archipel des Comores, pour y maintenir un drapeau français alors que la majorité des Comoriens avaient voté pour l’indépendance ? Les événements qui secouent l’île depuis plusieurs semaines répondent d’eux-mêmes : « le caprice néocolonial » que représente ce département d’outre-mer qui n’a de département français que le nom, a mené les populations locales, et le gouvernement français, dans l’impasse la plus totale.
La motivation des Mahorais qui ont voté pour « rester français » quand l’heure de la décolonisation a sonné, était que la puissance économique de la France leur assurerait un meilleur sort matériel qu’en cas d’indépendance. D’autant plus que la colonisation avait privilégié l’implantation de l’administration coloniale sur Mayotte au détriment de la grande Comore plus peuplée, et que le nouvel Etat indépendant rétablirait la capitale historique de l’archipel. Ils ont été encouragés dans leur vote par les « intérêts français », nostalgiques de l’ère coloniale, et alléchés par le potentiel stratégique et les ressources halieutiques du territoire.
Mayotte opte alors pour rester française alors que les Comoriens, dans leur grande majorité, ont choisi l’indépendance. Un peu comme si on isolait demain le Cap Corse du reste de la Corse, ou un quartier du reste de la ville, au prétexte que les résultats électoraux y sont différents. Bien évidemment ça ne pouvait pas fonctionner !
Au lieu de s’installer dans une transition dans la perspective historique qui est la réintégration progressive de Mayotte à l’ensemble comorien, la fuite en avant a continué de plus belle avec un nouveau « referendum » en 2009, sorte de plébiscite fictif destiné à donner le change pour justifier une situation qui viole le droit international, et notamment l’intégrité territoriale de l’Etat comorien, ce que l’ONU a constamment rejeté dans plusieurs résolutions qui condamnent l’Etat français.
L’orgueil mal placé n’est pas la seule motivation des diplomates français qui trouvent à Mayotte des enjeux stratégiques –les discussions en cours sur le Brexit y font référence- et l’accès à des ressources de la mer considérables. Mais la contrepartie sociale attendue par les Mahorais est de hisser leur niveau de vie au même rang que l’île de la Réunion voisine, et on est loin, très loin du compte.
Pour autant le fossé creusé avec les autre îles comoriennes est quand même considérable, ne serait-ce qu’en terme d’accès à la santé, et aux minimum sociaux. Or pour un comorien il est aussi naturel d’aller à Mayotte que pour un ajaccien d’aller dans le Cap Corse ! Ne serait-ce que pour éviter la mortalité infantile, et bien sûr pour des raisons économiques vu le dénuement qui frappe les Comores, nombreuses sont les femmes enceintes qui viennent accoucher dans les hôpitaux français. Puis qui, avec leur famille, finissent par s’installer sur l’île, sachant qu’elles pourront bénéficier à terme de la double nationalité française et comorienne.
Parallèlement, la population mahoraise d’origine constate qu’elle n’atteindra jamais les standards de vie hexagonaux, ni même ceux des ultra-marins. Elle vit alors cette immigration, même si elle est comorienne, comme une frustration.
Dans le même temps, l’Etat veut mobiliser l’élite de ses fonctionnaires, enseignants, médecins, etc.., pour investir le territoire, ce qui suppose, vu l’éloignement et le climat délétère qui y règne, un intéressement financier important. Dès lors, dans une même administration, l’écart de situation entre le fonctionnaire issu du territoire et celui venu de la métropole est abyssal, générant des frustrations sociales considérables.
Le grand écart créé par la décision de maintenir Mayotte comme une île française est devenu intenable. La crise qui s’ouvre sera longue et difficile.

François Alfonsi.

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