En retrouvant les chemins de l’Union, les forces autonomistes valdotaines ont retrouvé une position largement dominante au sein du Conseil de la Vallée lors des dernières élections du 28 septembre 2025. La coalition entre Fratelli d’Italia, la Lega et Forza Italia, qui gouverne à Rome avec Giorgia Meloni, est restée derrière (29,4 %) la seule Union Valdotaine qui est sortie en tête du scrutin (31,96 % – 12 élus), tandis que ses alliés « autonomistes du centre » connaissent aussi une forte progression avec 14,14 % des voix et 6 élus. Les deux partis autonomistes doublent leurs scores par rapport aux élections de 2020 et obtiennent la majorité absolue des sièges.
En 2020, c’est la Lega de Matteo Salvini qui était sortie largement en tête avec 23,80 % des voix, loin devant l’Union Valdotaine qui avait alors réalisé son plus mauvais score historique avec 15,80 %. Il a fallu alors recourir à une coalition de toutes les forces autonomistes, malgré les dissensions durant la campagne, et à une alliance avec le Parti Démocrate (l’équivalent du Parti Socialiste en Italie) pour garder une majorité, 20 conseillers sur 35, et éviter que les forces italianisantes prennent le contrôle de la Vallée.
Cinq ans plus tard l’Union Valdotaine (12 sièges) et leurs alliés « autonomistes du centre » (6 sièges) ont seuls la majorité absolue. La coalition avec le Parti Démocrate (3 sièges désormais, contre 7 lors de la mandature précédente) sera probablement reconduite.
Cette large victoire est la conséquence directe du succès du Congrès tenu le 16 juin 2024 à Saint Vincent, appelé « Congrès extraordinaire pour la recomposition de l’aire autonomiste ».
Les deux partis autonomistes doublent leurs scores par rapport aux élections de 2020 et obtiennent la majorité absolue des sièges.
Ce Congrès a été l’aboutissement des rapprochements effectués au sein du Conseil de la Vallée face à la menace du « parti italien » alors incarné par la seule Lega, Un processus de réunification des forces autonomistes valdôtaines, qui s’étaient éloignées et même affrontées durant vingt années, a ainsi pu être engagé et a abouti lors de ce Congrès tenu un an avant le scrutin décisif de septembre dernier.
En face, la coalition « Giogia Meloni » a rassemblé toutes les forces locales pro-gouvernementales, à forte dominante de populations italiennes établies à Aoste, pour essayer de s’emparer de la région. Cette stratégie nationale de la droite italienne a buté sur le renouveau du mouvement autonomiste au Val d’Aoste, alors qu’il a réussi à renverser le gouvernement socialiste de la région des Marches.
En mettant en échec les forces locales du gouvernement italien d’extrême droite, malgré une forte implication de Rome dans la campagne, la dynamique autonomiste du Val d’Aoste a mis un coup d’arrêt aux tendances centralisatrices qui dominent actuellement en Italie avec Giogia Meloni. •








