Pianu pianu, le collectif des communes engagées pour la mise en place d’un statut de résident sur leurs territoires s’organise. Ce samedi 12 septembre à Corti, il a réuni une centaine de participants dont une cinquantaine de maires et représentants de communes qui se sont mis d’accord pour structurer leur démarche, désignant deux co-présidents, Marcel Torracinta, maire de Santa Riparata di Balagna en Haute-Corse, et Alain Nebbia, maire de Lòpigna en Corse-du-Sud.
Les mairies de Bastia, représentée par son maire Gilles Simeoni, et celle de Sartène, représentée par son maire Paul Félix Benedetti, ont fait connaître leur décision d’adhérer à leur tour, renforçant considérablement le poids politique du Collectif rassemblé.
Nazione a apporté son soutien à la démarche des maires par la présence de plusieurs dirigeants, et le PNC a fait savoir également son intérêt.
C’est une démarche unitaire qui se met donc en place, dont le périmètre a pour vocation d’aller au-delà de la famille nationaliste, conformément à la nature de cette revendication née en 2014 par un vote très majoritaire de l’Assemblée de Corse, alors présidée par Paul Giacobbi, comme l’a rappelé le conseiller territorial Pierre Ghionga, lui-même ancien membre de l’Exécutif de Paul Giacobbi.
Une salve de nouvelles délibérations vont donc être prises qui provoqueront autant de recours devant les tribunaux par les deux préfectures. Une riposte collective se met en place, l’association pouvant recevoir des subventions de chaque commune et financer ainsi une défense collective.
En s’enracinant à la base de chaque territoire communal, le statut de résident prend ainsi toute sa dimension dans la société corse : « una terra, una lingua, un pòpulu ! ». •








