Autonomisme Un antidote à l’extrême droite ?
L’extrême droite s’est renforcée au cours de la dernière décennie. Ses scores ont bondi dans presque tous les pays d’Europe, et elle est même arrivée au pouvoir dans certains pays comme l’Italie, même si Giorgia Meloni se distingue nettement des autres leaders de ce courant de pensée par ses positions pro-européennes.
Cependant, cette progression connaît quelques couacs et elle bute notamment sur les forces autonomistes là où il existe des mouvements nationalistes historiquement implantés.
En septembre 2025, un premier signal est venu du Val d’Aoste. Dans le reste de l’Italie, le parti à la flamme tricolore « vert-blanc-rouge » Fratelli d’Italia de Giorgia Meloni a pris la tête des coalitions de droite, et il a additionné les succès dans les scrutins régionaux partiels. Ainsi, dans la région des Marche, il a battu les sortants socialistes sans peine, mais les résultats du même jour au Val d’Aoste ont donné la victoire à l’Union valdotaine qui a battu l’extrême droite et repris un solide leadership dans le Conseil de la vallée.
Fin 2025 toujours, au Royaume Uni, alors que les travaillistes vont de défaite en défaite dans les élections partielles au profit de l’extrême-droite anti-européenne Reform UK de Nigel Farage, l’élection partielle tenue au Pays de Galles, dans une circonscription réputée travailliste, proche de Cardiff, a donné un tout autre résultat. Le candidat nationaliste gallois du Plaid Cymru, un des partis de l’Alliance libre européenne, Lindsay Whittle, a déjoué tous les pronostics et l’a largement emporté sur le candidat de Reform UK, tandis que les travaillistes réalisaient leur plus bas score historique.
Les prochaines municipales en Corse nous diront si la même tendance s’observe ici, par le vote autonomiste, face au Rassemblement National qui est en pleine ascension dans le reste de la France. •

Cardinal Bustillo La violence ne peut pas devenir une habitude
Le 13 janvier dernier, son éminence le Cardinal François Bustillo s’exprimait suite à l’assassinat d’Alain Orsoni. « La Corse est confrontée à une forme de paroxysme dans la montée de la violence et dans la multiplication des assassinats » déplore l’Évêque de Corse qui fait appel à « l’idéal du pardon et de la réconciliation. »
« Nous ne pouvons pas céder à une culture mortifère et fataliste. Nous ne pouvons pas nous habituer à la violence. Nous devons lutter contre la permanence de la violence dans notre société. »
« L’Église de Corse travaille et travaillera toujours pour la Paix. En ce mois de janvier nous disons “Pace è Salute”. Si le premier terme de la salutation pour commencer l’année est “Pace” c’est que cette Paix n’est pas encore un idéal en Corse. Nous devons l’incarner par des comportements pacifiques. »
« L’Église de Corse oeuvre pour créer une culture de la paix et de l’espérance » dit encore François Bustillo, « parce que nous pensons aux enfants et aux jeunes. Quel avenir leur préparons-nous sur cette terre ? Un avenir sombre, violent ? Non. Le devoir de l’Église, c’est de sortir de la Corse son potentiel de Bien et d’avenir, et de sortir des Corses ce qu’ils ont de meilleur. Pour cela il faut combattre le pire » dit encore le Cardinal qui conclut son appel en rappelant Matthieu 5,1-12 : « Heureux, les artisans de Paix, ils seront appelés Fils de Dieu. » •
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