Settimanale naziunalistu corsu dapoi 1966

N°2911

da u 13 à u 19 di nuvembre di u 2015

Rencontre entre Gilles Simeoni et Sébastien Lecornu

L’autonomie de la Corse est toujours d’actualité !

Une 2

le 13/11/2025

Par François Alfonsi

Certes, l’horizon est encore bien compromis quant à l’avenir d’un Premier ministre toujours sous la menace d’une motion de censure. Et l’issue du vote des parlementaires, selon les règles exigées pour changer la Constitution, est, elle aussi, incertaine. Mais quel autre choix ont les autonomistes, et tous les nationalistes, que de jouer cette carte à fond ?

Deux heures et demie de tête à tête entre le Premier ministre et le président du Conseil exécutif vendredi 7 novembre 2025 ont été nécessaires pour rétablir la perspective et le calendrier afin d’arriver au vote de la réforme constitutionnelle pour la Corse par le Parlement réuni en Congrès à Versailles, selon les termes de l’accord de Beauvau.
Certes, on peut multiplier les pronostics à l’infini sur les chances du Premier ministre de franchir l’échéance du vote du budget avant fin décembre, et donc de pouvoir honorer ses engagements pris auprès de Gilles Simeoni pour mener ce débat sur l’avenir de la Corse dans les premiers mois de 2026, entre janvier et avril. Mais nul ne peut l’exclure, et il faut donc réfléchir en fonction de cette échéance.
Quant au vote final des parlementaires sur la réforme constitutionnelle, tant que le débat n’est pas engagé, on ne saura jamais ce qu’il pourra en advenir. Repousser à plus tard, c’est-à-dire après la présidentielle d’avril 2027, ce serait en fait renoncer. Dès lors, malgré le temps passé, malgré même le temps perdu en raison de la crise institutionnelle en cours à Paris, la seule option est d’avancer envers et contre tout. Ce rendez-vous entre Sébastien Lecornu et Gilles Simeoni a permis de remettre le processus en marche avant, et c’est en ce sens qu’il est incontestablement positif.


On entend bien les impatiences qui s’élèvent ici et là. C’est en juillet 2022 que ce processus, qui a pris la dénomination « de Beauvau » car piloté par le Ministre de l’Intérieur de l’époque, Gérald Darmanin, a connu sa première réunion. Depuis, trois ans et trois mois sont passés, et, indéniablement, le pessimisme est de mise dans l’opinion corse, à commencer par un grand nombre d’observateurs et de journalistes.
Mais de pessimiste à défaitiste, il est un pas qu’il ne faut surtout pas franchir. Si l’autonomie de la Corse finit par se concrétiser, il faut que ce soit une victoire du Peuple Corse ; et si elle devait échouer, il faudra que cette défaite face à Paris soit provisoire, et, pour cela, qu’elle survienne après un combat collectif et résolu des Corses. Car ce qui sera déterminant au moment du débat parlementaire, puis du vote final, ce sera la façon dont les Corses sauront s’engager dans ce débat constitutionnel.
En effet, les parlementaires qui voteront in fine lors du Congrès se rangeront mécaniquement en trois catégories : les « pour », les « contre », et les indécis. Et ce seront bien sûr les indécis qui feront pencher la balance.
Sébastien Lecornu a déjà esquissé l’argument majeur du gouvernement pour soutenir la réforme constitutionnelle qu’il a lui-même soumis au vote du Parlement : ne pas renier la signature apposée au bas des accords de Beauvau, négociés après une grave crise et de multiples manifestations, en fait des quasi-émeutes, qui ont eu lieu en mars 2022 en réaction à l’assassinat dans sa prison d’Yvan Colonna. Pour l’État ce serait ouvrir une période de grande déstabilisation face à une opinion corse qui soutient à 76% l’autonomie promise par les accords de Beauvau, comme l’a mesuré le sondage mené par R&PS et l’IFOP cet été.
Or, en plein moment névralgique du processus parlementaire prévu pour se dérouler de janvier à Avril, vont survenir les élections municipales, à la mi-mars.


Il va de soi que ses résultats seront scrutés par les observateurs, et interprétés par les parlementaires encore incertains de leurs votes. La mobilisation des Corses pour l’autonomie de la Corse sera obligatoirement jugée à l’aune des résultats des nationalistes lors de ces élections, particulièrement dans les plus grandes communes.
Cela ne changera pas la dimension municipale de cette élection de proximité que les électeurs aborderont comme une élection municipale habituelle, sans penser aux enjeux qui dépassent le scrutin. Mais cela devrait faire réfléchir un peu plus certaines forces nationalistes qui, comme le fait le PNC à Bastia, vont soutenir des démarches d’opposition à une liste sortante nationaliste, avec l’objectif affiché de la faire perdre. •

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