Settimanale naziunalistu corsu dapoi 1966

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L’imbroglio politique catalan

La sécurité du Parlement, sur ordre des autorités issues du groupe PPE, a refusé l’accès dans le bâtiment aux deux néodéputés catalans Carles Puigdemont et Toni Comìn.

le 15/06/2019

En Catalogne, municipales et européennes avaient lieu le même jour, ce dimanche 26 mai. Elles ont fait suite aux élections législatives du 28 avril. À trois reprises en un mois, les urnes catalanes ont confirmé et conforté la majorité indépendantiste. Oriol Junqueras et Carles Puigdemont, l’un prisonnier en Espagne, l’autre exilé et libre de ses mouvements à Bruxelles, sont désormais députés européens.

 

Pendant ce temps, le procès de Madrid continue comme si de rien n’était…. malgré la décision prise à l’encontre de l’Espagne par les experts mandatés par le groupe de travail de l’ONU sur les détentions arbitraires.

Oriol Junqueras est toujours prisonnier en Espagne.

Saisi par Ben Emmerson, l’avocat anglais qui défend Oriol Junqueras, le groupe de travail onusien a mandaté cinq experts qui ont estimé que le refus de la mise en liberté sous caution d’Oriol Junqueras, Jordi Sanchez et Jordi Cuixart était une violation de la Convention Universelle des Droits de l’Homme et contrevenait au Pacte International relatif aux droits civils et politiques adopté par l’Assemblée Générale de l’ONU en 1966.

Les experts de l’ONU ont conclu à « l’inexistence d’éléments de violence et à l’absence d’informations convaincantes sur des faits attribuables » aux trois inculpés, ce qui a « généré la conviction au sein du groupe de travail que les accusations pénales à leur encontre ont pour objet de les contraindre en raison de leurs opinions politiques ». En conséquence ils déclarent que « la privation de liberté de MM. Oriol Junqueras, Jordi Sanchez et Jordi Cuixart est arbitraire ».

C’est un nouveau désaveu cinglant pour le système judiciaire espagnol. Les dirigeants de Madrid ont tenté de disqualifier les experts indépendants de l’ONU, mais ils se sont heurtés à une réponse très ferme réaffirmant la totale confiance de l’institution en ses experts.

 

Après les Cours de justice allemande et belge qui ont, pour le même motif, refusé l’extradition de Carles Puigdemont, après des auditions qui n’ont apporté aucun élément à charge contre les accusés, malgré cette position de l’ONU, les autorités madrilènes continuent de plus belle. Le procureur maintient ainsi sans sourciller ses réquisitions extravagantes, jusqu’à 25 ans de prison contre Oriol Junqueras.

De son côté, Carles Puigdemont, libre de ses mouvements à Bruxelles, en a profité pour se rendre au Parlement afin d’effectuer les formalités qui sont demandées aux nouveaux élus avant la session officielle d’installation du 02 juillet prochain, comme le font tous les députés venant des différents pays européens.

La sécurité du Parlement, sur ordre des autorités issues du groupe PPE (droite, le même groupe que le Partido Popular espagnol) qui ont dominé la précédente mandature, a refusé l’accès dans le bâtiment aux deux néo-députés catalans Carles Puigdemont et Toni Comìn, les empêchant de s’inscrire alors que nous le faisions tous sans problème.

 

Pourquoi cette discrimination ? Nous étions quelques députés à leurs côtés et nous avons demandé une explication écrite au directeur du Parlement. Refus, et finalement une explication plus que oiseuse : c’est à l’Espagne de notifier la représentation élue au sein de l’État espagnol, et la notification officielle n’étant pas parvenue, il est impossible d’enregistrer les députés issus du scrutin en Espagne. Sauf qu’une bonne partie des députés espagnols étaient déjà venus le faire, sans que nul ne s’y oppose !

La mauvaise foi de ces « explications » est patente. Le bureau du Parlement n’a fait qu’obéir aux ordres d’un État, l’État espagnol, au lieu de se conformer aux règles démocratiques d’une Assemblée libre de ses décisions. Cette première escarmouche illustre les complications à venir que le dossier catalan va générer, dès le deux juillet prochain, et durant toute la mandature.

La crise nationale catalane devient plus que jamais une crise démocratique européenne.

François Alfonsi.

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