U 6 d’aprile di u 1725 nasce Pasquale Paoli, Babbu di a Pàtria. Festighjemu quist’annu u tricentenariu di a so nàscita.
Ma qual’era st’omu ch’hà sparsu u rinommu di a nostr’ìsula in Auropa è in u mondu sanu ? Arritti prova à avvicinalu à traversu sfarente testimogni di quelli chì l’anu cunnisciutu è citazioni palisate d’ellu stessu à longu à a so vita. Èccule quì.
Prima parte
Quand’ellu more Pasquale Paoli u 5 di ferraghju di u 1807 in esiliu in Londra, l’Inglesi li fàcenu un munumentu in Westminster induv’ellu hè scrittu ssu testu, cù l’armurature di Paoli (un bracciu tenendu una spada). U memoriale, dìcenu più tardi l’inglesi ch’anu sustenutu a rivuluzione di Corsica, hè statu erettu « micca solu pè a stima generale ch’ellu gudava, ma dinù per vìa di i so leami stretti cù tuttu u circondu Johnsonien da u quale era u favuritu » :
« À la mémoire de Pasquale De Paoli, l’un des personnages les plus éminents et les plus illustres de l’époque où il vécut. Il naquit à Rostino, en Corse, le 5 avril 1725, fut élu à l’unanimité, à l’âge de trente ans, chef suprême de cette île, et mourut dans cette métropole le 5 février 1807, à l’âge de 82 ans. Il consacra la première et la plus grande partie de sa vie à la cause de la liberté, la défendant noblement contre l’usurpation de la tyrannie génoise et française. Par ses nombreuses et splendides réalisations, ses institutions utiles et bienveillantes, son zèle patriotique et public manifesté en toute occasion, il mérita, parmi les rares à avoir mérité un titre aussi glorieux, d’être salué comme le Père de sa patrie. Obligé par les forces supérieures de ses ennemis de se retirer de Corse, il chercha refuge dans cette terre de liberté ; et fut ici très gracieusement accueilli (au milieu des applaudissements généraux d’une nation magnanime) sous la protection de Sa Majesté le roi George III : par la main protectrice et la munificence de qui il obtint non seulement un asile sûr et honorable, mais put, pendant le reste de ses jours, profiter de la compagnie de ses amis et fidèles partisans, dans une retraite aisée et digne. Il exprima jusqu’au dernier moment de sa vie le sentiment le plus reconnaissant de la bonté paternelle de Sa Majesté à son égard, priant pour la préservation de sa personne sacrée et la prospérité de ses domaines. »

Interratu in a cappella St Pancras Old Church in u 1807, e cènere di Pasquale Paoli vòltanu in Corsica in u 1889, 92 anni dopu à a so morte, nant’à u battellu Comte Baciocchi. Hè stata una festa tamanta in Corsica cù i « Viva de Paoli ! Viva la Corsica ! » à longu à u parcorsu sin’à u porte in Londra è dopu in Corsica, sbarchendu in Lìsula Rossa, è incaminèndusi sin’à a Stretta di Merusaglia, cù i canti, i mughji, e bandere, e cunfraterne, l’evive…
Un evenimentu salutatu frà altri da u Vescu d’Aiacciu, Munsignore de la Foata :
« La postérité qui, dans ses jugements équitables et sans appel condamne à la honte et à l’oubli toute gloire usurpée, consacre, au contraire, celle des grands hommes dignes de ce titre, et les établit pour toujours dans la sereine immortalité de l’histoire. C’est ce qu’elle a fait pour le grand Citoyen qui rentre aujourd’hui dans sa patrie plus grand qu’il n’en sortit, et comme un souverain victorieux, auquel on décerne les honneurs du triomphe. »

Un evenimentu dinù salutatu da u prefettu di Corsica, Jacques Marcel Bonnefoy-Sibour, in Lìsula Rossa u 4 di sittembre 1889 :
« Au nom du gouvernement de la République, je salue respectueusement les cendres de Pascal Paoli au moment où elles rentrent sur le sol natal après un exil immérité de 82 années. Je ne m’attendais pas au grand honneur qui m’échoit aujourd’hui mais laissez-moi vous dire que je n’en étais pas tout à fait indigne, car bien longtemps avant de débarquer dans l’île, je connaissais l’histoire nationale de la Corse ; je savais qu’aux heures les plus critiques, la nation avait confié le soin de ses destinées à un homme à peine âgé de 29 ans et que cet homme tout à la fois, général victorieux, administrateur incomparable, magistrat éminent, avait mérité les titres de régnérateur de la Corse et de Père de la Patrie. Mon admiration pour le grand patriote n’a fait que grandir au milieu de vous tous, et, dans mes conversations de chaque jour, je trouve, pieusement conservé le souvenir des vertus du grand général et des services qu’il a rendus à la Patrie. Ce culte, vous avez bien raison de le garder, car Paoli aima sa patrie de toute son âme. Il consacra toutes les forces de sa vaste intelligence à assurer l’émancipation de la Corse et à faire pénétrer dans l’âme de ses concitoyens les idées de liberté, de justice, de patrie. » •








