Arritti hà apertu quì una rubrica per fà cunnosce a grandezza di Pasquale Paoli à traversu sfarente testimogni di ghjente chì l’anu cunnisciutu, ma dinù citazioni stesse di u Babbu. Eccu torna qualchi sprichju chì dìcenu a so grandezza è quant’ellu hà ludatu a libertà di a Corsica.
Novesima parte
Si parla assai di u Trattatu di Versailles trà Gènova è u rè di Francia, u 15 di maghju di u 1768 … ma ci hè statu d’altri trattati trà l’una è l’altru… U trattatu di Compiègne, già u 14 di maghju di u 1756 bramava di mantene a Corsica sott’à a duminazione genuvese è cunfirmava l’accordi anziani di ssi dui curnachjoni… Eccu un sprichju di ssu trattatu chì dice quantu e viste di u rè di Francia sò state belle più ch’appruntate da longu andà.
« Depuis le commencement de la rébellion qui s’est élevée en Corse, Sa Majesté Très Chrétienne a constamment fait éprouver à la Sérénissime République de Gênes les effets de son affection et lui a fourni des secours de troupes et d’argent dans la vue de faire rentrer les rebelles de cette île dans l’obéissance pour la Sérénissime République, et ayant également à cœur de faire cesser les troubles intérieurs qui agitent la Corse, a jugé devoir prendre, de concert avec la République, des mesures encore plus efficaces pour parvenir à l’objet que Sa Majesté s’est toujours proposé de maintenir l’île de Corse sous la domination de la Sérénissime République qui, depuis plusieurs siècles, en possède légitimement la souveraineté. »
U 6 d’aostu di u 1764, una Cunvenzione trà u Rè di Francia è a Repùblica di Gènova conta torna l’impresa prugressiva ch’ella hà presa a Francia nant’à a Corsica.
U sèculu era crudele, ma in fine di contu e cose ùn anu tantu cambiatu oghje, l’imperialìsimu cummanda sempre à a sorte di i pòpuli…
« Sa Majesté Très Chrétienne, informée de la situation actuelle des affaires de la Corse, et toujours également disposée à donner des preuves de son amitié et de sa bienveillance à la Sérénissime République de Gênes, a bien voulu avoir égard aux instances réitérées que le gouvernement génois lui a faites, pour obtenir de Sa Majesté un corps de troupes françaises destiné à passer dans cette île, à y garder et défendre quelques unes places dont la République est en possession et à y contribuer autant qu’il sera possible à une entière pacification. »
« Il faut dès aujourd’hui commencer à former sourdement un parti en Corse et tâcher que cela se mène sagement et bien secrètement. »
Chauvelin
U Trattatu di Versailles, di maghju 1768, ramenta frà altru tutti l’accordi ch’anu cunduttu pianu pianu u rè di Francia à mette a manu nant’à a Corsica… a sèguita si cunnosce.
« L’intérêt et l’amitié que le roi a constamment marqués depuis le commencement de son règne à la Sérénissime République de Gênes ont été les motifs qui ont engagé Sa Majesté à conclure avec cette République différentes conventions dans les années 1737-1752-1755-1756 et 1764 pour la maintenir dans la possession paisible de la souveraineté de l’île de Corse qu’il importait si essentiellement à la République de conserver : mais la Sérénissime République ayant fait connaître au roi que les moyens qui avaient été employés jusqu’à présent pour parvenir à un objet si salutaire avaient été malheureusement insuffisants et que si, à l’expiration de la convention de 1764 dont le terme est fixé au mois d’août prochain, Sa Majesté jugeait à propos de retirer ses troupes des places de Corse, les trouples, les discussions et leurs effets seraient encore plus sensibles dans cette île qu’ils ne l’étaient auparavant, le roi touché de la vérité des représentations du Sérénissime gouvernement de Gênes, et animé plus que jamais du désir de contribuer aux avantages et à la tranquillité de la République son ancienne alliée, a concerté avec elle un nouveau plan relatif à la Corse, par lequel les deux puissances contractantes se proposent de rétablir, avec le temps, l’ordre dans cette île, de manière que la République ne puisse souffrir aucun dommage des troubles qui y ont existé ou qui pourraient y exister dans la suite… »
Chauvelin, secretariu di Statu à l’affari straniere (1727-1737) scrive un dispacciu u 26 d’aprile di u 1735 à Jacques de Campredon, diplumate incaricatu d’intrigà in Gènova pè u Rè di Francia. Si capisce chì e cumbrìcule di a Francia pàrtenu da luntanu, è sèrvenu i so interessi malgratu a cuscenza di l’inghjustizia fatta à u pòpulu corsu.
« Voici ce qui a été jugé et résolu par le roi, de l’avis de son conseil. Sa Majesté estime qu’il y aurait un grand inconvénient à laisser soupçonner nos vues sur cette îles qui deviendraient même bientôt publiques si nous faisions quelques propositions au Sénat ; qu’il ne peut pas d’ailleurs nous convenir d’enlever la Corse comme une usurpation sur les Génois ; cela exciterait les cris de toute l’Europe et nous en aurions peut-être le démenti parce que l’on ne soutient point avec honneur ce qui a l’air d’une injustice. Cependant le roi juge que cette acquisition est très importante pour le commerce des Français dans le Levant, et voici le seul système que Sa Majesté croit praticable, et auquel il convient que pour ce qui vous regarde vous travailliez sans perdre de temps afin que nous ne soyons pas prévenus par d’autres que nous savons qui pensent à la même chose. Il faut dès aujourd’hui commencer à former sourdement un parti en Corse et tâcher que cela se mène sagement et bien secrètement. Appliquez-vous à inspirer (sans laisser deviner la France) aux meilleures têtes de la République que l’île leur est à charge et que plutôt de se la laisser enlever, ils devraient songer à s’en accommoder avec quelque puissance qui n’eût intérêt que de protéger les Génois… » •








