Settimanale naziunalistu corsu dapoi 1966

N°2928

da u 19 à u 25 di marzu di u 2026

Municipales 1er tour

Mission accomplie

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le 17/03/2026

Par François Alfonsi

Pour le mouvement nationaliste, ces élections municipales sont d’ores et déjà un bon cru : plus de 35 % à Bastia pour Gilles Simeoni, presque 27 % à Aiacciu pour Jean Paul Carrolaggi. Même si le second tour sera disputé, tous les espoirs sont permis. Dans les villes moyennes des succès notables sont d’ores et déjà acquis : Biguglia a été remporté haut la main par Jean Charles Giabiconi, tout comme Ìsula Rossa par Angèle Bastiani. La réélection déjouant beaucoup de pronostics de Jean Biancucci à Cùttuli Curtichjatu est également très précieuse.
Vue sans autre considération que son appartenance à la famille nationaliste, la réélection au premier tour de Jean Christophe Angelini à Portivechju participe aussi d’un paysage politique favorable au mouvement national dans ce scrutin. Pourra-t-elle décourager ses amis du PNC de jouer contre leur camp à Aiacciu, à Bastia ou à Sartè ? Réponse dans une semaine lors du second tour.

Les grands rendez-vous du second tour seront à Aiacciu, Bastia et Sartè.
À Bastia, nous faisons la course en tête, avec 35,33 % des voix et 10 points d’avance sur le premier des suivants, Julien Morganti. Gilles Simeoni a été, en tant que représentant de la municipalité sortante, la cible de toutes les listes. Au second tour, deux devraient se maintenir, celle de l’extrême-droite de Nicolas Battini, et celle se revendiquant d’une union sacrée des opposants, la droite de Jean Martin Mondoloni, les macrono-centristes soutenus par le PNC de Julien Morganti, et le communiste Francis Riolacci. Sur le papier, ils cumulent plus de 44 % des voix, mais il est peu probable que tous leurs électeurs se retrouvent pour soutenir une mayonnaise aussi indigeste, ne serait-ce que par le fait d’une « sélection naturelle » qui va laisser, au moment de la fusion des listes, des dizaines de candidats sur le carreau. Le seul opposant à rester en dehors de ce jeu malsain est le jeune Sacha Bastelica qui a réalisé 6,5 %, un score qui sort enfin du coma la gauche bastiaise. Les abstentionnistes du premier tour seront aussi appelés à sortir de leur réserve.
Gilles Simeoni l’a déclaré au soir des résultats : « je suis heureux de ce premier tour car nous sommes hauts et avons distancé nos adversaires ; nous allons aller avec humilité et détermination vers le deuxième tour ».

À Aiacciu, Jean Paul Carrolaggi a rempli les promesses du sondage IFOP rendu public 10 jours avant le scrutin. Son score final a effectivement atteint les 27 % annoncés, tandis que Stéphane Sbraggia flirte avec les 38 % qui lui étaient promis. Mais son avance, dans la triangulaire qui aura lieu dimanche prochain, est fragile, car les 17 % de voix restées à la porte du second tour, 8,7 % pour le PNC et 8,1 % pour la gauche ajaccienne, lui sont politiquement très éloignées et constitueront par nature un réservoir de voix favorable pour Aiacciu Vivu. Le match du second tour est engagé, et même s’il reste le challenger, le candidat ajaccien de l’union des
nationalistes a ouvert une véritable brèche dans la citadelle municipale.

Une autre élection serrée se profile à Sartè où l’irruption d’une liste d’union des nationalistes et de la gauche, conduite par le leader de Core in Fronte Paul Félix Benedetti, a renversé la table des équilibres politiques. Devant lui, la droite « dure », adepte du tourisme de luxe à la façon du domaine de Murtoli, dont la tête de liste sort du vivier de la droite ajaccienne, n’a que 58 voix d’avance, quand 737 électeurs ne seront plus représentés au second tour. Des négociations en cours diront ce que les têtes des deux autres listes lanceront comme consigne à leurs électeurs, mais vu le faible écart de voix, et vu la dynamique générale de l’Union qu’elle incarne, la liste de Paul Félix Benedetti est largement en mesure de l’emporter dimanche.

Outre ces seconds tours très attendus, l’autre fait marquant du scrutin est l’ancrage de l’alliance Rassemblement national / Mossa Palatina à Aiacciu (18,9 %) et Bastia (16,65 %), des scores jamais atteints par cette mouvance dans des élections locales en Corse. Certes, on est loin de leurs scores pharaoniques des élections législatives de 2024 (presque 30 % à Bastia, plus de 35 % à Aiacciu), mais il est resté au fond des urnes un nombre important de suffrages émanant de la vague brune des européennes et législatives 2024.
Ce sera un des objectifs des prochains mois d’en accompagner une nouvelle décrue, de façon à la réduire à la portion congrue quand viendront les législatives (mai ou juin 2027), puis les territoriales (mars 2028). Lors de ces municipales, une leçon politique apparaît clairement : c’est l’union et la robustesse du mouvement nationaliste qui est en mesure d’accomplir cet objectif. •

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