Le Parquet national anti-terroriste (PNAT) a annoncé ce 20 mars requérir un procès devant une Cour d’assise spéciale, pour assassinat en relation avec une entreprise terroriste à l’encontre de Franck Elong Abé. Il avait agressé mortellement Yvan Colonna dans la prison d’Arles, réputée comme la plus sûre de France. « En relation avec une entreprise terroriste » dit le Parquet… pourtant il a requis un non-lieu sur le chef d’association de malfaiteurs, estimant que Franck Elong Abé serait seul responsable de cette agression. Une position qui bien sûr ne satisfait ni la famille, ni la Corse qui attend « ghjustizia è verità » depuis quatre ans.
Le procès nous permettra-t-il d’approcher cette vérité ? L’homme a beaucoup de choses à nous apprendre. Pourra-t-il parler ? Ce qu’on sait d’ores et déjà, c’est qu’il y a eu préméditation, puisque Franck Elon Abé s’est arrangé pour pouvoir approcher Yvan Colonna. On sait aussi qu’on lui a facilité la tâche. Comme statut de détenu particulièrement signalé (DPS) pour sa « grande dangerosité », son assassin n’aurait pas dû accéder à un emploi, ni bénéficier de tant de facilités pour se déplacer dans la prison, encore moins pour approcher Yvan Colonna, notamment la salle de sport où il s’entraînait ce maudit 2 mars 2022.
Mais surtout, Franck Elong Abé avait accusé dans un courrier adressé à la juge d’instruction le 14 février 2024, d’avoir été manipulé et trompé par des « agents de la DGSI » qui l’auraient incité à tuer Yvan contre « 100.000€ par année de prison ». Dans ce courrier, il a promis « un grand déballage au procès ».
« Ils se sont servis de moi comme d’un abruti » a écrit Franck Elong Abé à la juge.
Aspettemu. •
Lire par ailleurs le communiqué établi par les conseils de la sœur et du frère d’Yvan Colonna. •








