Settimanale naziunalistu corsu dapoi 1966

N°2923

da u 12 à u 18 di ferraghju di u 2026

Municipales

Une dynamique porteuse

Aiacciu Vivu Carrolaggi

le 13/02/2026

Par François Alfonsi


À un mois du premier tour de l’élection municipale, la carte politique de la Corse prend progressivement une nouvelle forme. Ce redéploiement est perceptible à travers les listes qui sont présentées dans les principales communes, et il est remarquable d’observer qu’il ne s’agit en rien de choix stratégiques décidés au sommet des partis politiques. C’est par la base qu’une démarche nouvelle apparaît, particulièrement au sein de la famille nationaliste.

Le cas d’Aiacciu est le plus marquant. La liste « Aiacciu vivu » qui a été présentée devant une foule de militants et sympathisants vendredi dernier a entériné définitivement une politique d’union effective, sans que les appareils des partis ne l’aient décidée en amont.
Certains s’y sont associés d’emblée, comme Femu a Corsica et Core in Fronte. D’autres gardent leurs distances, comme Nazione qui communique en annonçant s’en tenir officiellement à l’écart, mais dont l’élue à l’Assemblée de Corse Josepha Giacometti était présente au meeting de la salle des Congrès, tandis que bon nombre de leurs militants ajacciens sont venus renforcer le collectif solide constitué autour de Jean Paul Carrolaggi.
Quant au PNC, l’organisation annonce vouloir déposer sa propre liste concurrente derrière son secrétaire national Pascal Zagnoli, mais de nombreux cadres ont approuvé la décision de Julia Tiberi de prendre la deuxième place de la liste Carrolaggi, entraînant avec elle Jean François Casalta, autre élu PNC
sortant, et une grande partie des militants ajacciens.
Cette « union à la base » a bien des vertus. La première est sa capacité mobilisatrice car il est beaucoup plus facile de suivre un élan partagé que de répondre à un mot d’ordre politique. Les salles qui se remplissent à chaque fois davantage témoignent de la dynamique qui est en train de s’installer. Journalistes, observateurs et adversaires regardent la démarche nationaliste d’union différemment désormais, comme les comptes rendus faits par la presse du meeting du vendredi 6 février le montrent clairement. Cette liste, c’est une certitude désormais, fera un bon résultat.


L’inconnue de ce scrutin, en Corse aussi, est le score que pourra atteindre le Rassemblement national qui a régulièrement fait ses meilleurs résultats insulaires à Aiacciu. Inévitablement, il restera au fonds des urnes de mars 2026 des suites de leurs scores stratosphériques obtenus il y a moins de deux ans à l’élection européenne, puis à l’élection législative qui a suivi. Réceptacle d’un vote protestataire qui épouse l’air du temps en France et en Europe, l’extrême-droite prospère sur quelques thématiques, particulièrement le thème de l’immigration, et aussi sur le rejet d’une « classe politique parisienne » ressentie comme indifférente et lointaine. Si le RN peut opposer cet argument à la liste de la mairie sortante où figure un des anciens ministres d’Emmanuel Macron, Laurent Marcangeli, il ne peut certainement pas faire ce reproche à Jean Paul Carrolaggi et ses colistiers qui, par la nature même de leur engagement nationaliste corse, expriment, bien mieux que la rhétorique hasardeuse de François Filoni, le rejet d’une politique placée sous la domination de Paris et ses technocrates.
Cela suffira-t-il pour ramener au bercail corsiste certains votes qui ont gonflé les résultats des nationalistes français il y a deux ans ? C’est la dynamique de terrain qui sera déterminante pour cela. En tous les cas, dans la configuration à trois pôles – mairie sortante, nationalistes et extrême-droite – de cette élection, c’est bel et bien le message autonomiste qui est susceptible de gêner le plus l’influence de l’extrême-droite dans ce scrutin.


Mais il n’y pas que la carte politique ajaccienne qui est concernée par cette dynamique nouvelle. La volonté d’union initiée à Aiacciu se concrétise aussi à Bastia où Gilles Simeoni est en passe de rassembler très largement sur sa liste. À Sartène aussi une dynamique forte se met en place autour de Paul Félix Benedetti, tandis que la liste Femu a Corsica/Core in Fronte menée par Vannina Luzi-Chiarelli à Portivechju en bénéficie également. Les maires sortants Femu de plusieurs villes moyennes, comme Biguglia (Jean Charles Giabiconi), ou Lìsula (Angèle Bastiani), sont largement favoris. Même s’il reste encore « des trous dans la raquette » pour vraiment quadriller le terrain (Borgu, Corti, Prupià ou les principales agglomérations de la Plaine Orientale), le mouvement national peut sortir renforcé, et aussi transformé, au lendemain de ces élections municipales. •

aue-rect
pietra-rect
mattei-rect
pm-rect

Sustenite

A voce di l'autunumia dipoi sissant'anni

Abbunatevi

Arritti ùn pò campà senza voi !

soleco
ottavi
lmaiacciu
fratelliangeli
casart

Annonces
légales

Publicate i vostri annunzi ind'è Arritti : susteniteci !

Cap'articulu, Pulìtica regiunale

Pour la coordination anti-mafia

le 05/03/2026

La coordination anti-mafia1, représentée par la plupart des associations membres, a convoqué une conférence de presse le 28 février à…

Pendant les élections…

le 05/03/2026

L’actualité insulaire est focalisée sur les élections municipales qui auront lieu dans deux semaines. Mais l’environnement international connaît crise sur…

Municipales

le 26/02/2026

L’annonce officielle de l’inscription à l’ordre du jour du Sénat au mois de mai 2026 du débat sur la réforme…

Da leghje dinù

Trump Portrait

Accapu di a reddazzione

le 05/03/2026

Seguitemu stantarati a morte in diretta à a televisione, descritta cù eccitazione da i giurnalisti chì cummèntanu a guerra, e…

Listes éléctorales Merusaglia | I Restò di u core in Corsica

le 05/03/2026

Umagiu

le 18/10/2025

Max

ARRITTI lance un appel

le 08/08/2025

Aleria Arritti

Recevez
notre Newsletter

Ricevite l’attualità è i cartulari di a nostra redazzione, per e-mail, una volta à a settimana.

Ricerca