Settimanale naziunalistu corsu dapoi 1966

N°2931

da u 9 à u 15 d'aprile di u 2026

Philippe Franchini victime à son tour de l’administration pénitentiaire

Vengeance administrative intolérable

L’agent est déclaré apte au travail en milieu ouvert. Casabianda est tout indiqué !

le 09/04/2026

Par Fabiana Giovannini

On croyait en avoir fini avec la discrimination dont a été victime Madame Escamilla, compagne de Philippe Franchini, agent du centre pénitentiaire de Casabianda… Arritti a rendu compte régulièrement de l’abus de pouvoir dont cette femme, en situation de handicap, a été victime au sein de l’administration pénitentiaire. Il a fallu en arriver à la plainte en justice pour qu’elle obtienne la mutation à laquelle elle avait droit. Le 23 janvier dernier, le tribunal administratif a ordonné que Christelle Escamilla soit mutée dans un délai de deux mois au centre de détention de Casabianda, « en milieu ouvert » près de son domicile, condamnant également l’État à lui verser la somme de 1.500€ en sus des dépens. Or l’affaire continue et rebondit même d’une étrange façon…

Tout d’abord, trois mois se sont écoulés, et Mme Escamilla n’a pas encore été mutée… Le tribunal administratif est saisi pour la mise en exécution avec astreinte, car Mme Escamilla se retrouve en demi traitement soit 600€ par mois. Cela traduit l’état d’esprit revanchard au sein de cette administration et la volonté de détruire la famille Franchini. À présent, contrainte par la justice d’appliquer le droit, le directeur du centre de détention exprime visiblement sa rancœur sur le compagnon de Mme Escamila. Pour en effet faire valoir les droits de sa compagne, Philippe Franchini a remué ciel et terre, rassemblé des soutiens, notamment d’élus, et non des moindres, pour que la loi soit appliquée. Visiblement ça n’a pas plu…

Philippe Franchini a été placé d’office à la retraite, la direction prétextant une inaptitude au travail suite à une opération pour une prothèse de hanche ! Le directeur du centre s’est appuyé pour cela sur une expertise médicale contestée par l’intéressé. Il aurait donc dû commander une contre-expertise qui aurait permis au salarié de faire valoir ses droits. Par ailleurs, il n’a pas tenu compte de sa situation de RQTH (reconnaissance qualité de travailleur handicapé) ce qui a privé ce salarié d’une défense quant à sa situation de handicap, notamment à travers l’obligation d’aménagement de poste renforcé le concernant. Poste du reste qui était déjà aménagé depuis quatre ans ! Cette information aurait modifié assurément l’appréciation du médecin.
Contrairement aux dires du directeur, de son directeur adjoint et de l’attaché lors d’une réunion le 26 mars dernier avec le syndicat FO, la RQTH n’a pas été remise, le directeur d’ailleurs n’en parle même pas dans son compte-rendu (du conseil médical). Et M. Franchini qui a reçu son dossier complet (médical et administratif) envoyé par le conseil médical a bien constaté que cette RQTH n’est pas au dossier. Et le directeur a placé le salarié en retraite d’office prétextant des positions de travail farfelues. « Tout était calculé dès le départ, c’était prémédité » dénonce Philippe Franchini qui s’exprime aussi au nom du Cumitatu di sustegnu per l’impiegu paisanu.

Ce « recours » aurait permis d’éclairer la décision par un examen plus approfondi sur le poste de travail du salarié, en présence du médecin du travail, des organismes de défense du handicap, du technicien hygiène et sécurité et des syndicats… La supercherie aurait été démasquée et le directeur n’aurait pas pu abuser de la bonne foi du médecin qui a procédé à l’expertise, et qui était visiblement sous-renseigné et trompé. D’autant que de nombreux médecins (expert près du tribunal, médecin agréé, médecin du travail de la Justice, etc.) ont émis des avis favorables d’aptitude au travail. « C’est de la discrimination et ce n’est pas la première fois depuis l’arrivée de ce directeur qui s’en est déjà pris à mon handicap, alors qu’il venait d’arriver et que je ne le connaissais même pas » commente encore Philippe Franchini dont la patience relève de l’exploit. Le syndicat FO par amitié et soutien à son collègue est monté au créneau localement et régionalement avec la CGT, en vain.
Qu’à cela ne tienne, la direction l’a placé en disponibilité d’office, pour une durée de six mois à compter du 1er février 2026 ! Philippe Franchini a fait appel à son avocat qui a déposé un référé en annulation et engagé une procédure pour faire également annuler la mise en inaptitude définitive sur, rappelons-le, un dossier médical tronqué.

Dans cette acharnement, Philippe Franchini est de fait licencié et va être mis avec sa famille hors de son appartement de fonction très rapidement. Sans salaire ou presque.
Si le dossier devait rester en l’état, l’administration le contraint soit à faire une demande de reclassement sur un poste de catégorie C, ce qui signifie qu’il ne sera pas nécessairement repositionné au centre de détention de Casabianda et sera perdant y compris au niveau du traitement salarial (salaire et prime). Soit faire une demande de retraite pour invalidité, alors qu’il est toujours apte au travail. Fora ! donc lui assène la direction du centre de détention qui, contrainte par le tribunal d’intégrer Mme Escamilla, se venge apparemment sur son compagnon. Nous laissons juges nos lecteurs de la violence du traitement subi par cette famille. Les parlementaires corses sont saisis du dossier et l’affaire n’en restera certainement pas là.

Philippe Franchini aspire à pouvoir travailler sereinement. Il est apte au travail, sa situation n’a pas changé, contrairement à ce que voudrait faire croire cette procédure éhontée déclenchée par le directeur d’établissement de manière abusive. Directeur qui a par ailleurs tenu des propos diffamatoires à l’encontre de M. Franchini, rapportés par un syndicaliste et un collègue de travail qui l’ont attesté. Ajoutons que sa réputation le précède, auparavant positionné dans le Var, il était sous le coup d’accusations de « management brutal » de la part des syndicats UFAP et FO, qui lui ont valu un départ forcé de son précédent poste. Le syndicat FO Casabianda a dénoncé à son tour ce management envers le personnel de Casabianda.
Il serait donc grand temps de trouver dans l’administration pénitentiaire un responsable capable d’apaiser cette situation explosive en faisant respecter le droit des salariés. •

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