Alliance nationaliste avec Core in Fronte à Bastia, qui vient renforcer la liste portée par un Gilles Simeoni déterminé face à un regroupement hétéroclite qui se nourrit de rancœurs, des anciens clans Zuccarello-tattiste, à Julien Morganti éternel auto-intronisé jusqu’au PNC dont ses militants doivent se demander ce qu’ils font là ; union très large autour de Jean Paul Carrolaggi à Aiacciu à l’assaut de la citadelle bonapartiste reliée à la droite – et l’extrême droite – la plus archaïque à Paris, opposées de toujours et plus encore aujourd’hui à tout ce qui fait les aspirations du peuple corse ; en dynamique aussi à Biguglia derrière le maire sortant, Jean Charles Giabiconi, face à une opposition tout aussi composite d’une soi-disante (on le sait maintenant) « gauche » à une droite extrême en passant par le PNC décidément acariâtre… Femu a Corsica est en ordre de marche ! Le parti et ses alliés sont prêts à livrer bataille face à des adversaires divers et variés porteurs de démarches pour le moins incohérentes dont l’objectif affiché n’est que de cibler l’élan autonomiste et avant tout son leader, ou encore face aux ennemis de toujours du nationalisme corse, de ses fondamentaux, de ses aspirations : l’extrême droite qui oppose avec culot de façon de plus en plus ouverte un nationalisme plus français que moi tu meurs, au nationalisme corse patriotique héritier de 60 années de combats pour la période contemporaine.
Il y a vraiment mieux à faire et à penser pour faire avancer la Corse à un moment crucial de son histoire, où jamais le peuple corse n’avait été aussi proche d’obtenir les moyens de la maîtrise de son avenir au travers d’un statut d’autonomie interne.
S’il se trouve des nationalistes, ou plus largement des électeurs, tentés par le chant des sirènes, ils prendraient une lourde responsabilité devant toutes ces générations qui nous ont précédé et surtout devant la jeunesse… et au final, ils seraient cruellement déçus.
Les enjeux commandent. Les électeurs doivent garder leur sang-froid et ne pas quitter des yeux l’objectif essentiel : pour la ville ou le village, un développement économique et social dans le droit fil du combat historique : la terre, la langue, le peuple. Pour la Corse, son rayonnement en Europe et en Méditerranée, ses aspirations à préserver son environnement et à se bâtir un avenir de progrès.
Face au saut dans l’inconnu ou au retour en arrière dans des constructions disparates, les démarches portées ou soutenues par Femu a Corsica sont les seules à proposer un message aussi accompli. •

Bastia
Core in Fronte rejoint Gilles Simeoni
Fondé en 2018, il faut reconnaître à Core in Fronte le mérite de n’avoir jamais dévié de ses fondamentaux. Le parti indépendantiste affiche ses valeurs et ses objectifs avec résolution depuis sa création et ne s’est jamais fourvoyé dans des démarches hétérogènes. Cela l’a conduit parfois a des choix de surplace, mais honore son identité nationaliste et sa détermination.
L’attitude de son groupe à l’Assemblée de Corse est révélatrice de cette fidélité et de cette ténacité. Appuyant sans hésiter les politiques qu’il juge constructives pour la Corse, s’opposant avec résolution à ce qui peut lui paraître moins.
« Les élections municipales, c’est aussi là où le nationalisme peut montrer qu’il est porteur d’espoir pour la vie quotidienne des gens. » Hélène Beretti
C’est donc avec cette force et cette détermination, après ce que l’on devine d’âpres négociations, qu’en cette fin de mois de janvier, le parti indépendantiste a annoncé sa participation à la liste menée par Gilles Simeoni pour les élections municipales de mars prochain. La nouvelle courrait depuis un moment sous le manteau, l’accord a été conclu et on comprend qu’il ne transige rien sur les fondamentaux nationalistes. Plusieurs militants Core in Fronte seront sur la liste qui sera annoncé autour du 18 février et assurément avec des responsabilités fortes. Cette alliance qui prévaut à Bastia, comme ailleurs du reste en Corse en fonction des situations locales puisque nous sommes dans le cadre d’une élection municipale, est un accord politique, peut-être historique si les électeurs acceptent d’en soutenir la démarche. Il faut dire qu’en 10 ans, Bastia s’est transformée et que le travail fourni aspire à une meilleure capitalisation. Le dynamisme d’une telle union a pour vocation de redonner à la ville et au défi qui avait été relevé en 2014 tout son parfum d’enthousiasme de l’époque. « Notre participation est le fruit d’un travail. Elle a nécessité de travailler sur un programme et aussi sur ce qui, pour nous, fait notre ADN, c’est-à-dire les fondamentaux patriotiques. À partir du moment où nous avons réussi à nous entendre sur ce recentrage-là et sur le fait que la tête de la liste porte ces fondamentaux, il nous a paru nécessaire d’y aller. Les élections municipales, c’est aussi là où le nationalisme peut montrer qu’il est porteur d’espoir pour la vie quotidienne des gens » a expliqué à la presse Hélène Beretti, née Benedetti, pour Core in Fronte. Accès au logement, lutte contre la spéculation et le modèle Airbnb, défense de l’artisanat et du petit commerce, transports et aménagements urbains, culture, langue, patrimoine,… un programme sera présenté bientôt pour un « Bastia, cità corsa » ! Enfin, la campagne bastiaise s’anime ! •

Aiacciu
Avec Jean Paul Carrolaggi, pà un Aiacciu vivu !
Beaucoup de monde ce 22 janvier pour l’ouverture de la permanence de Jean Paul Carrolaggi et la liste Aiacciu Vivu qui unit Femu a Corsica et Core in Fronte, avec l’ensemble des élus sortant nationalistes ajacciens, c’est-à-dire y compris les élus PNC Julia Tiberi et Jean François Casalta, ardent défenseur de cette union. Une démarche de résistance et de combat là encore, jusque dans les rangs nationalistes puisque Nazione et le PNC officiellement ne la soutiennent pas, préférant bâtir des démarches propres, dixit le secrétaire général du PNC (décidément ce parti reste incohérent partout).
« Aiacciu Vivu est une démarche nationaliste corse et ouverte aux forces vives de notre ville. » Jean Paul Carrolaggi
Jean Paul Carrolaggi, lui, revendique pour Aiacciu une liste d’union nationaliste face à « deux adversaires clairement identifiés : le Rassemblement national et la majorité municipale sortante ». Julia Tiberi (élue municipale sortante PNC) et Davia Benedetti (responsable Core in Fronte) portent la liste et son message avec lui : « Nous ne devons pas laisser la ville aux mains d’une équipe sortante qui a échoué et l’a menée dans l’impasse. Nous ne voulons pas non plus qu’Aiacciu devienne la première ville de Corse dirigée par le Rassemblement national. Vulemu fà d’Aiacciu una cità corsa, forti è fiera di a so storia, di a so identità è di a so ghjenti, aparta nantu à u Mediterraniu, l’Auropa è u Mondu ! Vulemu migliurà a vita di l’Aiaccini in tutti i duminii : alloghju, circulazioni, staziunamentu, servizii publichi… »
« Notre ligne politique est claire » poursuit Jean Paul Carrolaggi déterminé, « Aiacciu Vivu est une démarche nationaliste corse et ouverte aux forces vives de notre ville, porteuse d’une vision de rupture avec les sortants et d’un projet alternatif pour Aiacciu. Nous sommes l’alternative crédible et sérieuse. Il reste 47 jours : chaque minute compte. Tutti à a mossa ! Pà un AIACCIU VIVU ! » •

Biguglia
Avec Jean Charles Giabiconi, Biguglia per tutti !
Jean Charles Giabiconi rempile pour un second mandat. Il faut dire qu’il n’a pas chômé avec son équipe durant sa mandature et qu’avec nombre de chantiers réalisés et de nombreux autres mis en route, il est important qu’il puisse aller au bout de sa stratégie de développement de l’actuelle cinquième ville de Corse. Indéniablement, Biguglia n’est plus reconnaissable. Depuis sa prise de fonction en 2020, Jean Charles Giabiconi n’a pas cessé de sillonner les rues de sa ville, d’entreprendre, de rencontrer, de rénover, d’innover, d’agir… Fort d’un bilan exceptionnel, contrairement à ce que parfois on reproche aux élus, lui est resté sur le terrain tout au long de son mandat. Il avait promis qu’il se mettrait au travail. Pari tenu ! Il aura assurément peu dormi durant ces cinq dernières années. Et pourtant, toujours le même dynamisme, le même enthousiasme, la même allure sportive, le même sourire, la même écoute ! Jean Charles Giabiconi est un bon maire et nombreux sont ceux qui s’en réjouissent.
Le commerce, les entreprises, les initiatives, il suffit de frapper à la porte de Monsieur le maire pour qu’il s’enthousiasme avec les porteurs de projets.
Des millions d’euros investis, des entreprises soutenues, des chantiers partout, une activité économique qui s’accroit, et surtout ce qui manquait beaucoup, un domaine social renforcé, avec une politique scolaire et de la jeunesse priorisée, pour ses écoles et toutes les infrastructures nécessaires à l’épanouissement des enfants. Avec aussi la création d’une maison de santé, la santé, c’est un volet souvent oublié des politiques publiques. Avec encore une politique sportive dynamique et la ville compte d’ailleurs de nombreux champions qui disposent d’infrastructures d’exception pour exceller. Avec aussi des associations aidées et valorisées en tout domaine. Avec notamment le soutien à la langue et à la culture corses, pour preuve, le soutien à l’enseignement associatif immersif de Scola Corsa qui est le premier site ouvert de la Fédération et réalise aujourd’hui des prouesses pour ces enfants. Jean Charles Giabiconi y a cru et quand il s’engage, ça n’est jamais à moitié. Citons encore le travail offensif mené autour du Spaziu culturale totalement investi depuis six ans, tant dans ses programmations culturelles originales et variées, que dans ses activités nombreuses au service des enfants et des habitants de la commune. Le commerce, les entreprises, les initiatives, il suffit de frapper à la porte de Monsieur le maire pour qu’il s’enthousiasme avec les porteurs de projets.
Le secret ? Une équipe aussi dynamique que son maire, des agents municipaux valorisés, et de la présence encore une fois, permanente et attentive. L’opposition fait bien pâle figure face à un tel bilan.
Bref, la liste ne pouvait pas porter un nom plus approprié : Biguglia per tutti ! •
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