Settimanale naziunalistu corsu dapoi 1966

N°2925

da u 26 di ferraghju à u 4 di marzu di u 2026

Municipales

Les enjeux se tendent

corse

le 26/02/2026

Par François Alfonsi


L’annonce officielle de l’inscription à l’ordre du jour du Sénat au mois de mai 2026 du débat sur la réforme constitutionnelle pour la Corse en vue de son autonomie, quelques semaines après le second tour, vient s’ajouter aux enjeux traditionnels des élections municipales des 15 et 22 mars prochains. A l’évidence le score des listes nationalistes, particulièrement à Aiacciu et Bastia, seront présents à l’esprit des sénateurs au moment de leur vote sur l’avenir de l’île. Même si la campagne sur le terrain a bien d’autres sujets à traiter dans le cadre de cette élection de proximité, cela ajoute un enjeu essentiel aux campagnes qui sont en cours.

Même si elles restent le plus souvent « sotto voce » et peu perceptibles dans les médias, les tensions sont bel et bien là dès l’instant que la victoire n’est pas acquise comme elle peut l’être en cas de liste unique. Même dans le cas d’une large domination d’un des candidats, l’introduction par la loi de la proportionnelle jusque dans les plus petites communes encourage la constitution de listes qui, même battues, pourront mettre un pied dans le futur conseil municipal.

Le révélateur de ces tensions a été en fin de semaine dernière la tenue des réunions des commissions qui ont arrêté la composition finale des listes électorales pour le prochain scrutin. Les communes « tranquilles » ont ainsi constaté une certaine « transhumance électorale » vers les communes les plus disputées, car bien des électeurs ont fait valoir leur droit à l’inscription là où leur vote peut avoir un poids sur le résultat final.
Ainsi, dans les communes les plus disputées, la séance de la réunion décisive de la commission électorale, prévue par la loi entre le 18 et le 22 février, a été suivie de près par les listes en présence. Sartène tient probablement le « pompon » avec 420 inscriptions nouvelles pour les seuls mois de décembre et janvier, pour une commune qui comptait il y a deux ans, aux élections législatives, 2283 inscrits en tout, et 1.522 votants. Cette inflation « atypique » d’électeurs sartenais montre bien que, quand les résultats seront serrés, les vieux réflexes restent là. Le tour de Corse des élections serrées peut donc se faire en se fiant sans risque d’erreur au nombre des nouveaux inscrits sur les listes.

Le plus souvent ce sont des enjeux campanilistes qui focalisent les passions. Parfois il s’agit du « match retour » d’une élection perdue il y a six ans. Ainsi, à Biguglia, Jean Charles Giabiconi affronte une opposition qui, conduite par la droite bon teint, va du Rassemblement National aux socialistes, en passant par le PNC.
Bien souvent, c’est la succession d’un maire sortant ne se représentant pas qui est l’occasion de réveiller les antagonismes villageois. Les enjeux électoraux locaux sont alors bien loin des débats politiques de fond, et, dans ces communes, le porte à porte n’a rien à voir avec ce qu’il peut être à Aiacciu et Bastia. Chaque électeur se retrouve « sous pression », qu’elle soit familiale, économique, amicale … ou inamicale. Le changement de mode de scrutin accroit encore la difficulté. Avant, avec la possibilité du panachage, un électeur pouvait satisfaire différentes contraintes en piochant ses candidats sur chacune des listes. Désormais, il faudra voter « liste sèche », ce qui va contrarier bien des usages paisani, et, probablement, inciter à l’abstention.

Il reste que le « juge de paix » de cette élection municipale 2026 sera les scores qui seront ceux des deux principales villes, Aiacciu et Bastia. Eclatée à Bastia, entre les communistes bon teint et une liste de jeunes bien moins expérimentés, ou regroupée à Aiacciu, la gauche continuera à faire essentiellement de la figuration. La droite ajaccienne est regroupée derrière le maire sortant, et elle rassemble aussi le centre « macroniste » de Laurent Marcangeli. A Bastia, elle est éclatée entre Jean Martin Mondoloni, rejoint par le clan historique d’Emile Zuccarelli, et ceux qui, issus de la gentry bastiaise ou du milieu des affaires, s’affichent avec l’opposant « institutionnalisé » de la précédente mandature, Julien Morganti.
L’extrême-droite, portée par les vents favorables qui soufflent depuis le continent, se voit dans les deux villes jouer un rôle important, particulièrement à Aiacciu. On verra bien si la baudruche qui s’était gonflée il y a deux ans aux élections européennes est toujours aussi vaillante. Il est permis d’en douter.

Dans ce jeu électoral, les nationalistes ont réussi à constituer une offre crédible. C’était acquis à Bastia, dans le sillage de la municipalité sortante. La liste de Gilles Simeoni a reçu le renfort de Laurent Papazian, éminent cardiologue revenu il y a quelques années de Marseille pour s’installer à Bastia, et d’autres nouveaux entrants. Elle est incontestablement favorite.
A Aiacciu, la liste d’union regroupée derrière Jean Paul Carrolaggi est en train de créer la surprise en rencontrant un accueil excellent. Elle peut se qualifier pour une triangulaire dont l’issue n’est pas écrite à l’avance.
Dans trois semaines, les urnes auront parlé. D’ici là il nous faut nous mobiliser pour que le score nationaliste soit le meilleur possible : l’issue du processus d’autonomie « de Beauvau » en dépendra probablement. •

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