Alors que la Generalitat de Catalunya compte 135 sièges, pour une majorité absolue de 68 sièges, l’influence des partis indépendantistes, ERC présidé par Oriol Junqueras, Junts présidé par Carles Puigdemont et la CUP, classée à l’extrême gauche, y a beaucoup reculé depuis 2017.
En 2017, ils avaient une majorité absolue de 70 sièges (ERC 32, Junts 34 et CUP 4) quand la tenue du referendum a été décidée. En 2021, malgré la répression espagnole, tandis que les principaux dirigeants sont en prison ou en exil, le nombre des élus indépendantistes grimpe à 74 (ERC 33, Junts 32 et CUP 9), mais l’application de l’article 155 de la constitution espagnole par le gouvernement de Mariano Rajoy enlève toute marge d’action aux élus catalans.
En 2024, les nouvelles élections sont remportées par le Parti socialiste catalan, et Salvador Illa devient le nouveau président de la Généralitat. Les élus indépendantistes perdent leur majorité absolue et tombent à 59 (ERC 20, Junts 35 et CUP 4).
Les prochaines élections auront lieu en 2028, et le paysage politique nationaliste catalan vient d’évoluer notablement du fait de la percée d’un mouvement identitaire, Alliança Catalana, mené par Silvia Orriols, qui prône un discours anti-immigration avant tout.
Apparu en 2024, il avait obtenu 2 sièges. Les sondages actuels lui en promettent 19 ou 20 si les élections avaient lieu maintenant. Les partis indépendantistes en font les frais, et ils se situeraient à 45 élus seulement (23 ERC, 20 Junts et 2 CUP). •








