Chjamemu à manifestà per Scola Corsa stu sàbatu à pàrtesi di 2 ore è mezu dopumeziornu. 9.000 personi anu zifratu u Manifestu di Scola Corsa. 150 cunsigli municipali anu deliberatu. Centinaie d’imprese pòrghjenu anch’elle u so sustegnu… hè tutta a sucietà, u pòpulu corsu sanu, da dritta à manca à i naziunalisti chì fàcenu sapè ch’elli ùn accèttanu micca a sparizione di e scole assuciative immersive in lingua corsa. Ghjiseppu Turchini, presidente di a Federazione, ci spieca perchè. Sàbatu serà dunque una ghjurnata consacrata sana sana à a lingua corsa. A matina, Arritti urganizeghja un « Scontru » nant’à a sorte di e lingue regiunale in Francia per via di i tràmpali di a Custituzione. Affaccàtevi, a mane à 10 ore à a sala di u museu à a Citatella di Bastia, è dopumeziornu anderemu tutti inseme à manifestà. Scola Corsa deve campà. Perch’è deve campà a lingua corsa !

Pourquoi cet appel à manifester samedi ?
Scola Corsa est une institution scolaire laïque, ouverte à tous et qui propose une offre du service public, d’ailleurs validée puisqu’il lui a été accordée une contractualisation anticipée l’année dernière et deux postes au concours du réseau immersif cette année.
Scola Corsa est aujourd’hui contrainte à appeler à la mobilisation afin de préserver un modèle qui a fait toutes ses preuves et qui suscite la plus large adhésion de toute la société insulaire.
Nous réclamons la contractualisation généralisée de 11 postes. Elle avait été promise et elle est indispensable pour nous permettre l’embauche des enseignants et garantir durablement la stabilité de notre réseau en l’inscrivant dans un programme de développement pluriannuel.
Ce modèle prévaut partout ailleurs où existent les mêmes réseaux associatifs immersifs, en Bretagne, au Pays Basque, en Catalogne, en Occitanie, en Alsace.
La Corse, entité dotée du statut le plus avancé pour planifier la politique linguistique, ne peut pas être la seule région à ne pouvoir mettre en place ce dispositif !
Mettre en danger Scola Corsa, c’est aussi menacer 35 emplois et laisser sans perspectives 200 enfants aujourd’hui (250 prévus la prochaine rentrée) et leurs parents.
Pourquoi cette contractualisation est urgente aujourd’hui ?
Le recours déposé par la préfecture de Région devant le tribunal administratif nous met en grande difficulté. Il conteste la légalité de la subvention accordée à notre association par la Collectivité de Corse. S’il aboutissait, Scola Corsa serait privée de 70 % de ses ressources et mettrait en péril l’existence même de nos écoles qui sont gratuites.
Le recours préfectoral repose sur une interprétation particulièrement restrictive du droit, dans un domaine où le préfet dispose d’une réelle marge d’appréciation. C’est sur ce point que nous travaillons avec les équipes juridiques préfectorales.
Le soutien est énorme autour de ces écoles. Comme l’interprétez-vous ?
L’élan de solidarité qui se fait jour autour de Scola Corsa est tout simplement phénoménal. Il nous émeut et nous conforte. Il naît d’une indignation face à des propos diffamatoires et dégradants. Il naît également d’un sentiment d’injustice face à la remise en cause de ce qui est unanimement considéré comme l’ultime possibilité de sauver et de promouvoir une langue et une culture qu’une écrasante majorité de citoyens de toute origine et obédience veut voire vivre et s’épanouir.
À ce jour plus de 9.000 personnes ont signé le manifeste Scola Corsa. 400 entreprises ont rejoint notre démarche « L’impresa pè a lingua ». Plus de 70 organisations, associations, institutions ont rejoint le comité de soutien. 150 mairies de toutes tendances ont voté une motion de soutien. Des parlementaires insulaires vont interpeller le Premier ministre. Des centaines de personnalités nous ont exprimé leur solidarité et leur empathie.
Cet appel massif et unanime doit être entendu désormais. Il témoigne d’une aspiration sociétale forte et claire à la reconnaissance juridique de Scola Corsa et au-delà d’un statut de coofficialité nécessaire à la langue corse. •









